Les problèmes.

Les problèmes.


Voici un texte que j’ai partagé sur mon facebook et mon instagram, que je vous repartage ici car mes soucis ne se sont pas envolés et c’est une période très dure pour moi ce week-end :

On parle peu des problèmes psychiatriques parce que c’est souvent associé à des gens qui sont fous. Les problèmes psychiatriques peuvent survenir de la famille ou par des événements traumatiques (il me semble). Ça fait bientôt trois ans qu’ils sont entrés dans ma vie. Sans doute étaient-ils là avant. Je ne vais pas entrer dans les détails que certains connaissent. La TS. Ils avaient disparu en 2017. Je me pensais guérie. Et puis j’ai fait ma rechute dépressive il y a bientôt un an. Et maintenant à chaque moment de stress un peu intense, à chaque changement un peu trop prononcé, ils sont là. Ou pour rien. Et je lutte. Je lutte pour ne pas prendre des médicaments ou me scarifier. Là, en ce moment précis, je dois lutter pour ne pas me scarifier. Je ne sais pas trop pourquoi j’ai ces pensées. La prise de conscience de certaines choses je pense. Mais le plus ignoble c’est qu’on a aucun contrôle sur ça. Aucun contrôle sur ces putains de pensées. J’espère un jour que ces pensées disparaîtront pour toujours. Quelles ne seront qu’un lointain souvenir. Vous imaginez avoir une famille dans ces conditions ? Comment une compagne pourrait supporter ça ? C’est comme une marque indélébile. Comme une alerte dès que quelque chose ne va pas. Parfois je saisis d’autres fois pas. Et puis il y a tous les à-côtés. J’ai pris 25 kilos depuis 7 ans et je pense au moins 16 kilos depuis 3 ans. J’ai perdu en intelligence (curieux dit comme ça mais véridique), j’ai perdu en concentration (impossible de suivre des cours), ma mémoire est plus que défaillante. Il ne faut pas regretter celle que j’étais avant mais parfois elle me manque. La Léonie combattive, à fond dans ses projets. Je ne suis plus cette fille-là. Maintenant je me laisse porter. Mais malgré tout je lutte. Et je compte bien gagner encore une fois. Jusqu’à gagner la bataille finale.

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Et maintenant ?

Et maintenant ?

J’ai passé ma journée à naviguer entre le médecin, le CMP, je suis même allée aux urgences quand un psychiatre m’a appelé. Voilà où j’en suis, j’ai vu ledit psychiatre et j’ai accepté le tercian et l’alprazolam a testé.

Ça me fait du bien qu’il me fasse confiance. Je teste et je vois les effets. Pas de médication à fond, pas de “c’est normal que ça sédate”. Je déteste prendre ses saloperies. Le traitement que j’avais eu après ma TS me robotisait.

Je n’étais plus moi-même. J’estime que les médicaments endorment plus les émotions qu’ils ne règlent le fond du problème. Je ne peux pas m’empêcher d’avoir un sentiment d’échec. Je fais finalement partie des statistiques.

J’en emmagasiné trop d’émotions et paf! j’ai failli replonger totalement. Je vois ma CIP jeudi et il est évident que je vais casser mon contrat. Il est évident que je ne serai pas CIP ou que je vais travailler dans le social.

J’aimerai terminer au mois de juillet, terminer l’année scolaire avec les jeunes mais je ne sais pas si j’y arriverai psychologiquement. Je me sens vidée émotionnellement. Je sais que tout a un sens et j’espère que les jours meilleurs arriveront bientôt.

Je me pose également des questions comme Ditwan sur la maternité et même sur le couple. Je ne veux pas devenir une personne malade à porter. Je ne veux pas être sauvée par ma femme ou par mon enfant.

Je comprends pas comment j’ai pu redescendre à ce point même si tout est plus complexe qu’en 2016. Je suis déçue tout de même mais le programme va consister cette semaine à prendre soin de moi. Je vais avoir 25 ans le 2 mars et je refuse que ma vie ressemble à cet état dépressif et anxieux.





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