Vivre avec un pervers narcissique.

Vivre avec un pervers narcissique.

soleil

Je pourrais commencer et terminer cet article par le mot suivant : FUYEZ. Sauf que le pervers narcissique est mon père. L‘homme horreur dans ma vie. Je ne vais pas vous réécrire les nombreux traits qui caractérisent un pervers narcissique mais plutôt comment je gère certaines situations au quotidien.

-Mon géniteur est un gueulard, il ne sait pas s’exprimer sans se mettre en colère. C’est fatiguant car il est incapable de gérer ses émotions sans gueuler, qu’il soit triste, en colère, bouleversé, la réaction est la même, c’est la colère. Je sais que lui-même est incapable de prendre du recul, il a juste besoin d’expulser, de trouver un réceptacle à sa colère. Imaginer que vous entendez ça tous les jours de votre vie. TOUS LES JOURS.

La stratégie de base serait évidemment de se terrer dans sa chambre quand ses épisodes arrivent, c’est-à-dire tout le temps, chaque jour. Le problème qui se pose est évidemment que le gueulard est entendable partout. Mais on invente des stratégies telles que la musique ou la télévision pour se distraire. Avec le temps, ça devient même un bruit de fond.

pied eau

L’erreur que je fais en ce moment est de lui répondre. Parce que j’en ai marre de me taire, marre de ne rien dire. Je lui réponds d’arrêter de gueuler. Ce à quoi il me répond “je fais ce que je veux” ou “je ne gueule pas, je t’explique”. Le pervers narcissique recherche une proie et la première erreur à faire et lui montrer qu’il capte notre attention.

Ensuite, vous essayez d’exposer votre point de vue et vos sentiments du type : “je t’écoute, tu pourrais essayer d’arrêter de gueuler car je viens de me réveiller et ce n’est pas agréable”. Ce à quoi il y a un reniement total de votre émotion et votre être, vous n’existez pas. Donc s’en suit des amabilités du genre : “non mais de toute façon, je pourrais parler à un mur se serait pareil”, “si vous trouvez mieux ailleurs, partez, la porte est grande ouverte.” (et là encore c’est la version soft sans le “ta gueule”, “connasse”).

Donc s’en suit une escalade dans la colère et la fuite quand vous avez exprimé votre ressenti. Vous savez qu’il ne faut pas s’énerver, vous savez qu’il faut ignorer, faire ce qu’il y a à faire dans la pièce et partir mais viens un moment dans votre vie où vous ne voulez plus être emmerdée et reniée donc vous exprimez votre émotion, vous vous affirmez même si ce n’est pas dans la bonne manière.

nuit

-La perversion. La perversion peut revêtir plusieurs formes mais j’ai pu analyser la caractéristique suivante : on est reniée. Mon père, pour me faire chier, m’embête. Ce n’est pas de la taquinerie gentille, c’est de la taquinerie pour me faire partir en vrille. Et si je gueule, ça le fait rire. En clair, je suis son pantin. Plusieurs stratégies s’offrent à soi : la première, effectivement partir en vrille et en profiter pour se défouler en même temps puisque tout ceci a pour but de le faire rire donc autant en profiter et lui dire à quel point c’est un connard.

La deuxième stratégie est de faire du mimétisme, de copier exactement ce qu’il fait et il en sera que plus gêné puisqu’il s’attendait à ce que je gueule. La troisième stratégie et non pas de moindre et de rester calme, stoïque et de lui dire que c’est “bien, t’as raison continue.” Cette technique marche également quand il gueule mais soyons honnêtes, personne ne veut faire de l’éducatif avec ses parents.

fleurs

-L’humiliation. Mon père ne le fait pas avec moi mais le fait avec ma chère mère. J’ai eu néanmoins cela avec mon premier Amour. C’est une remise en question constante de vous-mêmes, RIEN n’est jamais assez bien pour la personne. La façon dont vous parlez, rigolez, réagissez, vous habillez, coiffez.

En fait, c’est vous le problème. Je dirai de manière facile de répondre à ses attaques mais en fait, ça ne cessera jamais : FUYEZ ! Mon père évite de le faire avec moi car il a trouvé la cible parfaite en ma mère alors que moi, j’ai dépassé ce stade et dès qu’il ose, j’ai LA réplique parfaite pour qu’il se taise (mais ne jamais oublier de partir dans une autre pièce).

J’avais commencé cet article quand je me suis aussi prise la tête ce matin avec ma mère. C’est toujours le même schéma : petite déficience, prise de tête, victimisation de ma mère. Ou je parle avec ma mère et elle ne m’écoute pas ou elle a des réactions ou des propos illogiques.

surf

Bref, je termine cet article en vous exprimant mon ras-le-bol et l’envie plus que jamais présente de prendre mon envol pour faire ma vie. L’idée étant de passer à autre chose, d’être heureuse car se sont des situations qui se répètent et n’évoluent en rien.

Et surtout ça ne me fait pas évoluer, ça ne m’apporte rien. Si un conseil à vous donner et si cet article devait vous servir à quelque chose, sachez prendre soin de vous et fuir les personnes toxiques. Amis, familles, connaissances, cercle professionnel : vous ne devez rien à personne à part à vous-mêmes alors agissez et dégagez ses gens. Ça ne fait pas de vous une mauvaise personne, vous n’êtes tenues de ne sauver personne à part vous-mêmes.