Léonie, 25 ans, ne sait toujours pas ce qu’elle veut faire de sa vie.

Léonie, 25 ans, ne sait toujours pas ce qu’elle veut faire de sa vie.

Promis, juré, craché, j’étais partie pour t’écrire un article sur ma psychologue et de combien ça me faisait du bien d’avoir une personne positive, qui croyait en moi, comme ça dans mon entourage mais l’appel de l’écriture de cet article a été plus fort.

Je suis toujours en quête de ce que je vais faire de ma vie. Ma psy m’a d’ailleurs dit qu’il fallait se dégager du métier idéal, ça n’existe pas, il y aura des points positifs et des points négatifs, des points ennuyeux. Je vais ici t’énoncer mon cheminement et peut-être que tu pourras m’apporter un retour sur tes expériences et la mienne.

J’ai pensé à comptable mais je suis une littéraire et moi et les chiffres ça fait deux. Ce n’est clairement pas ma passion et j’ai peur d’être trop angoissée par les bilans comptables de fin d’années, par les relances clients (j’ai fait des enquêtes-métiers!). J’ai pensé à secrétaire mais il n’y a pas de boulot et on est sans cesse dérangée par le téléphone, les gens et honnêtement je sais que je ne pourrais pas travailler dans le bruit et gérer le dérangement.

Et j’aime faire une tâche jusqu’au bout. J’ai pensé à graphiste mais il y a le fait que les nouvelles technologies évoluent vite et honnêtement je préfère m’appuyer sur un savoir que j’ai. Bon je suis consciente qu’on se forme toute sa vie mais il y a une différence entre avoir des ajouts et changer complètement de fonctionnement à chaque fois.

Le développement web ce n’est vraiment pas mon truc, je comprends en globalité le schmilblick mais refaire tout, toute seule, je n’y arrive pas. J’ai besoin d’avoir un modèle. J’ai pensé à l’usine mais c’est un métier dur et usant, répétitif et avec des horaires pas simples. Je ne suis pas du tout sûre de pouvoir tenir le coup.

J’ai pensé à bosser au Mcdonald’s mais on m’a fortement déconseillé la restauration rapide et il faut dire que je ne suis pas rapide et pas du tout habile de mes mains ce qui m’a fait également abandonné esthéticienne/bouchère puis de toute façon il n’y a pas de CAP en un an dans les environs et soyons honnêtes à 25 ans on ne m’acceptera pas !

J’ai pensé à vendeuse mais avec mon trouble psychique et mon hypersensibilité, j’ai peur de repéter un plomb et je n’ai pas spécialement envie de voir augmenter mes médicaments ni de retourner en HP. C’est dommage car il y a des offres d’emplois prêt de chez moi en ce moment. Mais je ne suis pas du tout une bonne commerciale. On m’a dit également que la vente comportait du social et c’est clairement quelque chose que je ne suis pas apte à faire.

J’ai également pensé à conseillère funéraire mais moi qui suit encline à la dépression, je pense que je fous une balle dans le pied. Il me reste la communication mais je t’ai dit que la formation ne se fera finalement pas ? Et que je ne sais pas concrètement comment faire ?

Car j’habite à X endroit, la formation est à Mulhouse, les possibilités d’apprentissage sont à Besançon ou à Strasbourg. Je n’ai pas le budget pour faire tous ces trajets ! Il y a bien sûr la possibilité de déménager mais mon chômage s’arrête en juin donc je fais comment pour financer les deux mois restant ?

Bref, je m’égare… si vous avez des idées de métier qui demande peu d’attractions sociales je suis preneuse ! J’ai déjà cherché sur internet et les résultats n’étaient pas probants…

Rendez-vous sur Hellocoton !
Voilà.

Voilà.

Je crois que l’automne ne me sied pas ! Je me sens nulle. Et dire que je fais des exercices tous les soirs où je note trois choses positives que j’ai faites! Bon ok, il y a toujours une part de moi drama queen qui exagère! J’aimerai tellement que les choses se débloquent!

Mais j’ai remarqué une chose à cet instant précis: je n’ai plus la force de me battre comme avant. Je ne veux plus passer des heures à relire des cours, à tenter de comprendre ce que je ne capte pas, à me rentrer dans la tête des formules toutes faîtes.

Je sais que ce n’est pas le bon message à envoyer mais je me suis assez battue comme ça dans ma vie et je n’ai plus envie de lutter inlassablement. J’ai envie de me laisser porter. Bon ok, là, encore, ce n’est pas tout à fait vrai pour moi qui suis une anxieuse pathologique ça va être difficile. Mais j’ai envie que les choses se fassent naturellement.

Mon problème actuellement c’est que je n’ai pas de métiers qui me fassent vibrer. Je n’ai pas la passion de… C’est bien simple, s’il y a un truc dont je ne peux pas me passer c’est écrire. Et ça n’en fait pas un métier. Sauf si je me mets aux tutos beauté (ouh le cliché) (promis, je me lasserai avant vous de ces tutos) (et de toute façon je n’ai pas l’argent pour).

En fait, mon ancien métier me faisait vibrer, je kiffais mon job ! Seulement voilà, je n’oublie pas que j’en avais marre des insultes et des coups. Je n’oublie pas non plus que je ne suis pas psychiquement assez solide pour supporter ça. Alors la prochaine étape c’est quoi ?

Je me suis faite la réflexion que j’aurais dû profiter dans ma garantie jeunes pour faire des stages. Explorer tout un tas de métiers, découvrir, décocher, valider! Ce n’est pas trop tard mais j’aimerais vraiment quelque soit la situation future avoir enfin un métier dans les pattes. J’aimerai bien en parler à ma psy mais je ne peux plus la voir à cause de ma formation….

Rendez-vous sur Hellocoton !
Où j’en suis actuellement.

Où j’en suis actuellement.

Je devais avoir ma deuxième séance d’hypnose la semaine prochaine mais mon hypnothérapeute a a annulé notre séance. J’ai passé ma semaine à la harceler et ça m’a mis mal à l’aise mais j’ai eu peur que la reprise de rendez-vous soit longue.

Je ressens du stress et mon mental est très présent. Trop même. Je pense au travail chez moi, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Je crois que l’effet de l’hypnose s’estompe et je suis très en colère. J’ai l’impression que mon père est en moi. Ses paroles, son vocabulaire me reviennent. Ils se confondent avec moi. Où font-ils partis de moi ?

Je suis aussi parano concernant mes collègues au travail, j’ai l’impression qu’on dit du mal de moi. Peut-être que ce n’est pas qu’une impression, l’atmosphère est délétère. Ce n’est pas grave en soi car il y a quand même du positif de part les jeunes que j’encadre et certains collègues. La vie en entreprise…

Je ne suis pas très sûre de ma décision mais je vais rester en tant qu’aide-éducatrice et je vais passer le diplôme de moniteur-éducateur. Pourquoi ? Car c’est une bonne base et ça ne m’empêchera pas ensuite de faire une VAE pour éducateur spécialisé ou tenter le concours pour assistante sociale.

Mon souhait de métier varie entre conseillère en insertion professionnelle ou assistante sociale. Actuellement, j’aimerai devenir CIP. Suivre des jeunes, créer des ateliers à la mission locale, me rendre à des lieux de stage, nouer des contacts professionnels.

La formation est en AFPA, dure huit mois. Je pourrais totalement casser mon contrat ou demander à faire des stages. Ma conseillère de la mission locale m’a expliqué que c’était possible dans le cadre d’un emploi avenir. Sauf que mon association m’emploie et nous sommes en sous-effectif et je doute qu’on acceptera comme ça de m’envoyer en stages.

La deuxième chose est que si je casse mon contrat j’aurai le droit à un an de chômage et seulement un an. Ça signifie un an pour faire la formation et pour trouver dans les mois qui viennent un travail.

La formation en AFPA se passe à 1h30 de chez moi. 1h30 en train. 1h à peu près par l’autoroute. Vous voyez le problème ? Je n’ai pas mon permis et le train me coûterait je pense 200€ par mois en sachant que je toucherai le chômage dans sans doute moins que mon salaire actuel, le SMIC. De manière réaliste… c’est irréalisable à l’heure actuelle du point de vue financier et j’ai trop à perdre.

Peut-être que tout va changer dans les mois qui viennent ou peut-être pas. Je me dis dans tous les cas que si mon souhait se porte sur assistante sociale, rien ne m’empêchera de passer une VAE éducatrice spécialisée et être ensuite dispensée des épreuves écrites pour assistante sociale.

Que ma formation de moniteur-éducateur et mon expérience sur le terrain seront des atouts pour la formation de CIP. Mon futur diplôme pourra être un tremplin. Je dois vous avouer que j’ai très peur de retomber dans l’état précaire où j’étais avant.

Je ne retournerai pas chez mon père ni ma mère si ça devait arriver. Je choisis la sécurité totale, je dois l’avouer. J’ai besoin de rester fixée sur ma stabilité actuelle, moins qui ait tant navigué depuis toujours. Et mon souhait le plus fort est de réussir mon permis et d’avoir une voiture. C’est viscéral pour moi.

Et je sais que de toute manière, je resterai dans le social toute ma vie. Je sais également que je serai amenée à changer de métier. Je sais aussi que rien n’est permanent dans la vie et tout est évolutif. Bon week-end, prenez-soin de vous ! 🙂

Rendez-vous sur Hellocoton !
J’avais envie de parler.

J’avais envie de parler.

yeux verts

Si on était dans une série, je vous aurais pondu cette article il y a bien 3 heures 30 car j’aurais été en train de manger mon chips et boire mon Oasis Tropical tranquillement dans mon lit. Dans la réalité j’ai passé mon après-midi à faire mon ménage donc j’ai envie de garder une certaine propreté dans ma chambre.

Je suis à fond dans la série On va s’aimer, un peu, beaucoup… qui parle d’avocates femmes et qui je trouve et totalement féministe ! Cette création française me fait un bien fou et moi qui suis d’habitude grande inquisitrice, j’aime beaucoup la façon dont est développée la psychologie des personnages.

Je dévore aussi beaucoup Paris etc… et c’est fou ça car je me faisais la réflexion qu’une nana, bien que stéréotype lesbienne, amoureuse et à fond sur sa copine (plus en quête d’expérience que copine d’ailleurs) existait dans une série mais dans la vie, va la trouver ! Bon ok, cette nana follement amoureuse ne doit pas dépasser la vingtaine mais quand même ! (Oui, je me sens seule…).

imself

Oui, comme tu le lis, je suis dans une phase un peu déprimée et pourtant je ne me sens pas ainsi… disons une phase d’inconfort. Je me sens seule et en même temps j’apprécie ma solitude. Je suis avide de rapports sociaux et en même temps je savoure mon espace seule dans mon appartement…

Je réfléchis à mon avenir professionnel et je suis dans le brouillard… j’oscille entre la quête de sens qui a toujours jalonné mon choix professionnel et la volonté de ne plus avoir de violence dans mon quotidien. Tous les postes dans le social en contiennent et même si le rapport humain est essentiel pour moi, eh bien je n’en veux plus.

Je me souviens cependant qu’après ma TS, j’ai aussi traversé cette phase de rejet total des problèmes des autres et ça ne m’avait pas empêché de quitter ma formation de réceptionniste qui ne m’intéressait absolument pas et dont je ne trouvais pas le sens.

paillette in your life

D’un côté je pense que ma mission sur Terre est d’aider les autres, mon ex-meilleure amie me disait que j’étais comme ça et dieu seul sait à quel point cette Madame est clairvoyante. D’un autre côté, je ne veux plus affronter cette radicalité, je veux avoir une vie banale.

Je ne veux plus que mon père définisse ma vie. Je ne veux pas me faire insulter toute ma vie. Je ne sais pas quelles pensées viennent du mental et quelles sont mes véritables pensées. Je ne sais pas encore ce que je veux vraiment.

Je suis venue à la conclusion que si j’avais eu un véritable don pour le dessin, j’aurais été artiste, ça m’aurait bien plu. J’admire ces personnes qui savent dessiner ou retranscrire par une photo la beauté des choses. Je ne suis pas artiste. Ce n’est pas très grave. Et soyons honnête la vie d’artiste ne correspond pas à la stabilité que je recherche.

girlboss

En parlant de stabilité, j’ai remarqué que les personnes dont j’étais sûre quelles allaient jalonner toute ma vie sont devenues de parfaites étrangères et que les personnes dont je n’attendais rien ont pris une place importante dans ma vie. Importantes chez moi ne signifie plus “pilier”.

Je crois que je suis en quête de stabilité. De tranquillité. Mon dieu ce que j’aime ça ! Je passerai bien ma vie dans mon lit. Dans la douceur et la chaleur de mes draps à regarder des séries. Cet article n’a pas de profondeur en soi mais je pense avoir trouvé le bon compromis entre ma vie sociale et la chaleur de mon lit. Bonne soirée.

Rendez-vous sur Hellocoton !