La réponse est ailleurs.

La réponse est ailleurs.

Ca va faire un mois et demie que je suis à l’hôpital psychiatrique. Et j’en suis venue à la très sérieuse conclusion que les médicaments n’étaient pas la réponse.

Une pote m’a ouvert les yeux et comme les psychiatres disent que j’ai seulement des troubles eh bien ça ne nécessite pas de traitement médicamenteux.

Je pense de toute façon que ça cache les symptômes et que ça ne les guérit pas. Et que franchement, c’est chronophage, ça t’enferme dans un système de dépendance des médicaments et d’hospitalisations et c’est franchement la merde. Ce n’est pas une vie.

Je ne dis pas que pour un bipolaire ou un schizophrène, il ne faut pas des traitements mais j’ai l’impression pour moi que ça me tire vers le bas. Sincèrement, j’aurais préféré ne pas avoir de diagnostique, ne pas avoir d’étiquette qui me colle à la peau.

Je ne suis pas du tout complotiste mais l’état de l’hôpital psychiatrique est une honte. On s’est retrouvé 4 patients avec un certain médicament alors qu’une patiente, ça lui était déconseillé comme elle avait une autre maladie.

Devinez quoi ? On lui a retiré le médicament en question comme elle allait mal. Et puis il y a la façon de faire, on annonce du jour au lendemain à des patients qu’ils s’en vont pour faire du rendement.

La sécurité sociale emmerde l’hôpital psychiatrique pour qu’il sorte plus vite les gens et c’est ce qu’il fait. Je pense, au détriment, des patients, qui n’ont peut-être pas une lourde pathologie mais qui auraient besoin de plus de temps à l’hôpital.

J’ai dit précédemment que les hospitalisations m’enfonçaient vers le bas et bien c’est vrai. Ma première hospitalisation s’est bien passée et c’est comme çi je n’avais rien eu ensuite.

Ma deuxième hospitalisation n’a servi qu’à m’endormir et à diffuser des symptômes. Avec le recul, je regrette d’avoir été éducatrice. Cette connerie m’a coûté ma santé mentale.

Et maintenant, je comprends que les médicaments ne servent à rien et l’hospitalisation n’a rien arrangé. Hier soir j’ai eu envie de me sacrifier puissance 1000 et ma colère est revenue ainsi que mes ruminations.

Donc je préfère me débrouiller seule et avec mon psychiatre à l’extérieur, je vais arrêter peu à peu les médicaments. Je pense que c’est une question de mental, si vous pensez que vous êtes malades, vous le serez.

Si au contraire vous pensez que vous vous en sortirez seule, se sera le cas. Je vais sincèrement essayer de ne plus jamais retourner à l’hôpital et de me débrouiller seule. Je déconseille sincèrement à toutes personnes d’aller à l’hôpital psychiatrique hormis si vous vous mettez en danger vous-mêmes ou si vous avez une forte pathologie.

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Ce que je pense de l’hôpital psychiatrique.

Ce que je pense de l’hôpital psychiatrique.

J’ai passé deux séjours en hôpital. L’un en 2016 de fin mars à début mai et l’autre fin janvier 2018 à début mars. Je vais vous raconter mon deuxième séjour. Je dois dire qu’il y avait du personnel bienveillant mais j’ai plus remarqué du personnel qui était agacé par ma présence (changez de travail!) quand je demandais quelque chose ou quand je faisais une remarque.

Il m’est arrivé de ne pas manger le soir car il n’y avait pas de menus sans fromages pour moi mais heureusement j’avais mes m&m’s dans ma chambre! Concernant la nourriture, on pouvait apporter dans la cuisine mais il y avait des vols !

Quand je l’ai signalé, on m’a tout bonnement dit que ça n’était pas leur problème. Heureusement il y avait une aide-soignante qui s’en souciait ! Et j’ai plus croisé des je-m’en-foutiste que des gens qui s’en souciaient réellement. Je dois dire que l’atmosphère s’est dégradé en deux ans.

J’espère ne plus y retourner. Même si je me sais fragile, j’espère que ses mois de chômage m’ont permis de retrouver un peu de force. Je pense également qu’il ne faut pas rester très longtemps dans un hôpital car on s’habitue vite à cette vie et ce n’est pas bon car on est tous pris en charge et ce n’est pas la vraie vie.





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