Le mental.

Le mental.

Une Madame qui se reconnaîtra et une connaissance à moi m’ont spécifié que la RQTH ne servait à rien et qu’il était difficile de trouver du travail. Chouette.

Cristina dans Grey’s Anatomy disait un truc du genre, le physique surpasse la matière et je me demandais si ça pouvait s’appliquer au mental ? Genre, si on ne m’avait pas tiré l’étiquette de borderline est-ce que je n’irai pas mieux ?

Est-ce que je ne me dirai pas “je vais faire ça, ça et ça!”. Est-ce que je ne serai pas moins paniquée en somme ? Je veux dire surtout est-ce que je ne surpasserai pas ça ?

Bon, je suis cinglée mais est-ce qu’on ne peut pas guérir en se persuadant d’une chose ? Est-ce que le mental n’a pas une capacité de régénérescence ? Je veux dire, quand j’étais chez mes parents, ce qui m’a permis de tenir toutes ses années, c’est le baccalauréat.

Je ne pensais pas à mes envies suicidaires, je ne pensais pas à ma colère que j’exprimais. Et si j’avais eu ça, si on m’avait dit “tu es borderline” peut-être que je ne serai jamais partie à la Rochelle ! Peut-être même que je n’aurais pas eu mon bac (pour ce que ça m’a servi…).

Quand on vous colle une étiquette c’est difficile de passer outre. Bon remarquer pendant deux ans, on m’avait dit que je n’avais pas de pathologies et pourtant je rechutais !!

Tout ça me laisse un goût amer. Comme dit mon cher géniteur : “c’est marche ou crève”. Alors, je crève ? (Oui je suis une drama queen).

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4 réflexions sur “Le mental.

  1. Ce n’est pas en soi que la RQTH ne sert à rien, c’est qu’elle met des bâtons dans les roues. Plus le temps passe et plus la tendance au travail est à la rentabilité et beaucoup d’employeurs ne veulent pas s’encombrer de quelqu’un qui peut être moins productif. Ils voient le RQTH sur le CV et ne te laisseront même pas une chance de défendre ton bout de gras.
    C’est d’autant plus gênant si tu n’as pas envie de parler de tes problèmes, car si tu obtiens un entretien (ce qui reste évidemment possible) tu devras forcément parler de tes troubles, de leurs conséquences effectives ou potentielles sur ton travail… à titre personnel je trouve que c’est éprouvant ^^
    Après, sincèrement, prends ton temps. Les pathologies mentales ne sont pas à sous-estimer. On est nourris aux fictions avec des héros forts dont le mental transcende la maladie mais dans la vraie vie on a besoin de plus de temps 🙂

  2. C’est pas parce que tu es borderline que ça veut dire que tu ne peux plus rien faire. Justement, je crois très fort que le mental se renforce, même si pour cela on peut avoir besoin d’aide ; on n’est pas des machines, quand on est “cassé” c’est pas facile d’être réparé, ça prend du temps, parfois beaucoup de temps, et je pense que la volonté ne fait pas tout (enfin si, la volonté d’écouter les conseils, de tester des choses, et ne pas se décourager si on ne trouve pas ce qui fonctionne pour nous tout de suite).

    Borderline c’est un trouble de la personnalité, cela veut dire que dans ta construction d’enfant il t’a manqué des choses pour faire un adulte équilibré. J’ai lu qu’il y a des thérapies justement pour y remédier, et pour t’apprendre à mieux gérer tes émotions. Et je pense aussi que ça s’arrange avec le temps (en partie), la sagesse qui te permet de relativiser et donc de t’emporter pour moins de choses. Le tout c’est d’accepter d’être patient, mais être patient ne signifie pas être inactif (tu peux travailler pour avoir des résultats en sachant que ça ne viendra pas forcément tout de suite).

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