RDV.

RDV.

En fin de semaine j’ai rendez-vous avec l’assistante sociale de la MDPH pour parler de mon cas. Je ne suis pas à l’aise. J’ai l’impression d’être une imposteur. Je m’attends à ce qu’elle me dise (dans un langage plus policé) : “non mais vous n’avez rien à faire ici, vous n’êtes pas handicapées!”

Je n’en sais fichtrement rien. Il y a des jours où je me dis que non, je ne suis pas handicapée, que je n’ai rien à faire à l’hôpital de jour. Que j’ai pleinement mes facultés.

Sauf que… avec toutes mes rechutes, j’ai perdu en capacités mentales. Que je ne suis plus un cours ou une conversation comme je le devrais, que je pars dans mes pensées, que je stresse à la moindre chose. Que je suis instable et que je ne sais pas gérer mes colères. Mais peut-on appeler ça vraiment un handicap ?

Ma psy me dit aussi que je me fixe sur des gens et que ça part en colère. Il ya eu ma mère (pour moi c’était totalement légitime mais bref), un collègue de promo et là une infirmière que je trouve faux-cul et lèche-boules.

Après je ne demande pas de sous, je veux juste la reconnaissance travailleur handicapé et pouvoir accéder à une formation ou un emploi adapté et qu’on ne puisse pas me virer si je rechute une nouvelle fois. J’ai 2 amies qui ont la RQTH et qui sont en emplois. J’espère être la prochaine à avoir un emploi stable. Juste ça.

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