Seuuuulee.

Seuuuulee.

Ca ne va pas être une grande révélation pour vous mais je crois que je suis le genre de nana qui déteste la solitude. Mais je sais néanmoins me protéger.

Je sortais (littéralement, on faisait des sorties) en amitié avec une nana mais celle-ci m’insultait, elle me disant “ferme ta gueule”, “ta gueule”. Donc j’ai pris mes distances. Je ne supporte pas ça.

Elle voulait plus, je nous imaginais déjà comme mes parents. Pour beaucoup de monde, je pense que c’est devenu banal les insultes. Bon, j’avoue, ça m’arrive avec certains potes d’être insultante mais en couple, je ne peux pas.

Vous allez me dire “mais vous étiez potes!”. J’ai envie de vous dire que son comportement EN GENERAL ne laissait présager rien de bon et les histoires avec son ex non plus. Et mon instinct m’a parlé.

J’ai vraiment envie d’avoir un boulot et de construire ma vie. J’ai envie d’avoir une petite fille ! Ce n’est pas pour combler quelque chose mais pour éclairer ma vie (n’est-ce pas combler quelque chose ?).

Mais c’est ma période fataliste, j’ai l’impression que je vais finir comme ma mère avec 800 boules par mois en étant en AAH/Invalidité. MALHEUR. Je ne juge pas ceux qui ont ça (sauf ma mère) (certaines blessures ne guériront jamais) mais je ne veux pas de ça.

Vous allez me dire PERSONNE ne veut de ça, je vais vous dire que je ne sais pas si c’est une minorité ou non, je n’en sais rien, mais certains en profitent. Et moi je crois beaucoup à la thérapie par le travail.

J’ai écrit un jour de colère que je n’aurais jamais dû être éducatrice eh bien je le pense toujours mais de l’autre côté, ça m’a tellement apporté sur le plan humain!

Des jeunes extraordinaires, des paroles touchantes, je ne me souviens pas de grand-chose (au vue de ma mémoire) mais je me souviens de ça : “Léonie, je t’apporte le soleil!”. J’en ai chié mais c’était formidable.

Bien sûr, je n’oublie pas ce que ça m’a ôté, je n’oublie pas que je voulais partir car le métier m’usait et je n’oublie pas non plus que parfois, mes émotions débordaient et c’était pire plus le temps passait (mon côté borderline?!).

Mais se sentir responsable des jeunes, c’était valorisant. Les fous rires entre collègues, les fous rires avec les jeunes. La fois où avec mon groupe, on avait bu de l’oasis et servi du gâteau et on avait mangé vite car on avait peur de se faire attraper (c’était n’imp mais tellement drôle).

Alors c’est clair, je ne pourrai plus être éducatrice. Je ne pourrai plus m’occuper d’un quelconque public mais j’aimerai être intégrée à une société. Je ne suis pas encore prête à me dire que je suis faite pour travailler chez moi.

Ou est-ce une nouvelle façon de reculer pour ne pas sauter ? Car vous avez raison, je ne vous écoute pas assez, toi qui va me lire, tu avais raison pour la formation. Alors oui peut-être que je dois me concentrer sur ce que j’aime : l’écriture.

J’ai pensé à une chose débile, mais vous me connaissez, et puis vous allez rire si vous avez passé une mauvaise journée… Intégrer un conservatoire et reprendre le théâtre. A l’hôpital de jour, on en fait et j’avais oublié à quel point ça m’avait manqué.

En vous écrivant, je me rends compte que cette idée ne tient pas car je veux faire du théâtre mais en club. C’est un métier trop instable pour moi et j’ai une mémoire de merde.

Alors, oui télésecrétaire ? Je crois que j’aurais besoin d’en parler avec un professionnel de ce métier ou un conseiller en formation (pour ne pas dire Pôle Emploi). Si vous avez des conseils, des suggestions, je suis toute ouïe !

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