Un mois.

Un mois.

Ca va bientôt faire un mois que je suis à l’hôpital. C’est déconcertant mais en même temps c’est devenu une routine. TROIS FOIS. Trois fois que je retrouve dans cet endroit à 25 ans à peine.

On m’a diagnostiqué avec des troubles borderline – cyclothymique mais ma psychologue pense que je peux être sensitive-paranoïde. Ce n’est pas le terme exact mais ça s’en rapproche et ne me demander pas ce que ça veut dire j’ai oublié, hormis qu’on projette des trucs sur des gens.

Comme par exemple j’ai souvent l’impression qu’on m’en veut. J’attends impatiemment de sortir, il y a quelques jours à peine, je me voyais déjà tout quitter pour aller à Strasbourg.

Mais c’est redescendu aussi sec. Et si j’étais trop fragile pour y aller ? J’oscille constamment en ce moment entre colère et déprime. Une colère froide, profonde qui me donne envie de tout péter.

Mon psychiatre m’a dit ce matin que je devais faire quelque chose de constructif avec cette colère mais mon dieu quand ça vous dévore de l’intérieur, quand ça vous consume que reste-t-il à faire ?

Et mon avenir me semble tellement incertain. J’aurais bien aimé faire une licence pro communication à Strasbourg mais si je retombais malade avec les cours ? Si mes capacités intellectuelles s’étaient amoindries ? Si ça échouait encore et encore comme depuis mes 18 ans ?

J’ai bien envie de me lancer dans la cuisine en collectivité mais tout le monde me dit que c’est extrêmement dur et qu’il ne faut pas y aller. J’ai songé aussi à partir comme ça et à trouver à Strasbourg un travail alimentaire mais tiendrais-je le coup ?

J’ai l’impression d’être une petite nature, quelque chose de fragile qu’il ne faut pas bousculer. J’ai l’impression d’être entre deux feux et tout ce que je souhaiterai c’est de la stabilité. Et vous, ça va sinon ?

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25 réflexions sur “Un mois.

  1. Moi aussi j’ai souvent l’impression d’être une petite nature, de me plaindre intérieurement pour rien. Il m’arrive d’avoir des crises de doutes souvent au sujet de mon avenir, ou même de ce que je fais de ma vie, c’est toujours très effrayant mais c’est là qu’il faut avoir la force mentale de se concentrer sur les bonnes choses et les bonnes personnes.

  2. Ce n’est pas simple. Prends ton temps pour faire tes choix. C’est bien d’écouter les autres, mais à la fin il faut que ça te parle à toi.
    Transformer la colère, oui, c’est constructif. Mais ça prend du temps.
    Courage et pensées

  3. [C’est bizarre, j’ai eu un message comme quoi j’avais posté un doublon alors que ce n’était pas le cas, du coup je pense que mon commentaire n’est pas passé… désolée si je me trompe et que tu te retrouves avec deux fois la même chose ^^’]

    Je disais donc que je pense que tu veux aller trop vite. Depuis plusieurs années que je te dis c’est vrai que l’on peut avoir l’impression que tu n’avances pas et que tu échoues (mais jamais que tu es une petite chose fragile ! au contraire !) mais peut-être que tu veux aller trop vite. Peut-être que tu veux te couper de te famille, devenir indépendante, trop vite. Je comprends ce grand désir, mais peut-être que tu devrais au contraire te poser. Prendre le temps d’aller vraiment mieux, de manière profonde et non juste superficielle, d’avoir de bonnes bases, stables, certaines, pour te lancer sur quelque chose de plus constructif. Je pense que tu enchaînes les fuites en avant et, au final, c’est pour ça que ça ne mène à rien. Prends le temps pour toi, de te poser, même si ça te frustre au début, ce sera pour le meilleur. Prends du temps pour toi, pour voir profondément ce que tu veux faire plus tard. Tu as voulu être infirmière, travailler dans le social, dans l’informatique, et maintenant dans la communication, mais peut-être autre chose… poses-toi, prends du temps pour un examen profond de tes aspirations et des moyens par lesquels tu vas y parvenir.

    Qui va lentement va sûrement. Et c’est la tortue qui a gagné la course face au lièvre !

    1. J’accepte tes deux commentaires car je trouve qu’ils se rejoignent mais comment faire le bon choix ? Commment se poser et réfléchir à tout ça ?

      1. Bon du coup t’auras eu mon commentaire 3 fois avec HC x) Désolée !

        Comment faire le bon choix ? Se poser. Comment se poser ? S’asseoir sur une chaise, et ne rien faire. Lâcher-prise. Oui, je sais, venant de ma part c’est un peu du foutage de gueule, on dirait le roquefort qu’il dit au camembert qu’il pu. Mais vraiment, vide ton esprit, accepte de lâcher-prise par rapport à… je sais pas, ta situation qui peut-être te donne l’impression que si tu bouges pas maintenant il se passera rien ? Mais, en vrai… il y a une chanson, reprise par Elida Almeida, c’est Nta fasi kusa. Elle dit : vinti anu e ka vinti dia : 20 ans ne sont pas 20 jours.
        J’ai aussi eu quelques cours de psychologie. Notre super prof nous a parlé de l’appraisal. En gros c’est comprendre pourquoi on réagit comme on réagit.
        Question 1 : Est-ce que c’est important pour moi ? (par exemple ici, est-ce que c’est important de prendre ton indépendance)
        Questions (qui en découlent) suivantes et qui se distinguent en deux catégories. 1 : estime de soi (est-ce que ça va dans le sens de ton estime de toi, ou dans le sens contraire (en gros est-ce que tu renforces ton estime, ou est-ce que tu la protèges)) ; buts (pareils mais pour les buts, qui peuvent être prise de plaisir, ou plus “matériels”) et 2 : est-ce que je me sens responsable (de la situation) ? et est-ce que je me sens capable (d’affronter la situation) ?
        Je pense que si tu définis ton appraisal tu pourras faire un peu le point. Par exemple moi, rater mes entraînements au code me mettait hors de moi, dans un état pas possible (pleurs et tout le tintoin) alors qu’en fait c’est pas grave, dans le fond, d’être nulle. Et en répondant à ces questions j’ai pu relier ça a des trucs plus profonds. Je pense que ça pourra t’aider.

          1. Je l’ai vu donc je vais te le résumer : c’est important pour moi d’avoir un métier, ça va dans le sens de l’estime de moi car ça prouverait que je peux garder un poste, le but est matériel pour garder mon indépendance, je me sens responsable de la situation mais je ne me sens pas capable de l’affronter. J’ai peur.

            1. Une fois que t’as fait ça, je pense que ça permet de prendre du recul sur la situation. Tu sais le pourquoi du comment, tu peux même aller plus loin : pourquoi c’est important d’avoir ton indépendance, est-ce que cette situation-là tu te sens capable de l’affronter malgré les rechutes ?

              Comme te le dis Marie : prends ton temps pour faire tes choix et un examen de la situation 🙂

              1. Bah j’avoue que à l’instant précis je ne me sens pas de quitter ma ville ni rien mais en même temps j’en ai besoin de ce renouveau.

                1. Moi aussi j’aurais aimé les avoirs, ne serait-ce que pour moi. Je pense que il faut commencer par changer de regard et lâcher-prise, mais je ne peux pas te dire coment lâcher-prise vu que je ne sais pas le faire moi-même !

  4. Je ne pense pas que tu sois une petite chose fragile à ne pas bousculer. Maintenant, ça fait plusieurs années que je te lis, et c’est vrai que parfois on peut avoir l’impression que tu n’avances pas, mais je pense qu’au final c’est simplement parce que tu te cherches, que tu veux aller trop vite, et finalement ça finit dans une fuite en avant qui n’aide à rien… je pense que tu devrais prendre le temps de te poser, d’aller vraiment mieux, pas juste “je vais mieux, c’est sûr, je me lance dans un truc”, mais de vraiment prendre le temps, pour toi, de te poser, de voir ce que tu veux vraiment faire, ce qui t’intéresse… tu veux aller vite, mais je pense que tu devrais te poser. Qui va lentement va sûrement, et la tortue a gagné la course face au lièvre 😉

  5. Si tout le monde te dit de ne pas faire de cuisine communautaire, ne le fait pas.
    Si tu fais une licence pro à Stras, est-ce que tu auras facilement du travail derrière ? Et est-ce que tu connais un peu le contenu de tes cours déjà, parce que la formation que tu avais commencé en septembre t’as pas mal frustrée, ce serait dommage que ce soit à nouveau pareil. Et aller à Stras et chercher un job alimentaire, je sais pas si c’est une bonne idée. C’est surtout que les loyers à Stras sont pas mal chers, et si tu ne trouves pas un travail qui te satisfait un minimum, tu risques de stresser pour payer le loyer et les factures. Eventuellement, si tu commences une licence pro et que ça ne te plaît pas, tu peux toujours chercher du travail à côté, t’inscrire en intérim. Et si tu vas à Stras, est-ce que tu penses réussir à gérer la solitude ?

    1. Tu soulèves de très bonne question dont je n’ai pas la réponse. Je me dis que je pourrais être en coloc’. La licence pro c’est difficile je crois d’avoir un bon boulot à côté et la licence pro a l’air génial !

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