La nourriture et moi, une grande histoire.

La nourriture et moi, une grande histoire.

Je me souviens quand j’étais petite et que mon père m’insultait, ma mère achetait des paquets de chips et j’en prenais dans le grand débarras. On ne nous faisait pas à manger le soir donc probablement que je mangeais des gâteaux.

On me traitait souvent de “grosse”, je me souviens de mon père qui m’a traité une fois de “grosse vache”. Je demandais à ma mère si j’étais grosse et elle me répondait inlassablement “non, tu es musclée”.

Et puis un jour, je suis allée chez le médecin qui m’a dit que j’étais grosse (je m’en souviens comme ça) et qu’il fallait que je perde du poids. J’ai pleuré mais ça a été un électro-choc.

Je me suis mise à courir dans l’appartement, je ne sais plus combien de temps mais je courrais, courrais et j’ai perdu 14 kilos à 11 ans. Je me souviens que mon père aimait bien nous faire à manger et nous servir de grands plats.

Je me souviens des barres de céréales que j’engloutissais, des paquets de m&m’s que je mangeais même si je n’avais plus faim. J’évite en général d’acheter des paquets de gâteaux parce que ça devient une obsession et je les mange tous.

Depuis que je vis seule, j’ai l’impression que ça s’est un peu calmé mais je mange toujours par paquets. Je peux manger six petits pains au chocolat en un jour.

Une tablette de chocolat en 5 min. Vous m’avez apprises que ça s’appelait de l’hyperphagie. Je crois qu’au fil du temps, j’ai toujours bien mangé mais j’étais à l’adolescence et ça compensait.

Maintenant je prends de plus en plus conscience que je mange quand une émotion est trop forte, quand je suis angoissée mais aussi quand je m’ennuie. La nourriture est une obsession, une idée fixe qui se disparaît quand je la mange.

J’ai discuté avec des filles et celles-ci ont arrêté de me parler quand j’ai montré ma silhouette. J’ai pris conscience hier, et ça m’a fait mal que j’étais grosse. Mais genre vraiment. Pour retrouver une forme convenable j’ai 25 kilos à perdre. Je suis obèse.

VINGT-CINQ. En sept ans, j’ai pris VINGT-CINQ kilos. Mes deux dépressions n’aident pas mais on ne peut pas nier que je mange mal, que je ne fais pas de sport.

Alors je fais essayer doucement, de manger mieux, perdre du poids et si j’arrive à m’en convaincre, faire du sport. Aujourd’hui, ce soir, j’ai échoué. J’ai trop mangé. J’ai englouti du pain et des toasts.

La triste vérité est que je prends mon corps pour une poubelle et je mange pour atténuer mes émotions. Je ne suis pas fière de moi et j’espère vraiment que cette prise de conscience va gonfler pour que je puisse enfin prendre soin de moi et arrêter de me maltraiter. Et vous, quel est votre rapport à la nourriture ?

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14 réflexions sur “La nourriture et moi, une grande histoire.

  1. Comme je te comprends, je suis également une boule d’émotion en ce qui concerne la nourriture…à 8 ans on a dit à mes parents que j’étais trop grosse. donc j’ai commencé à avoir plein de reproches mais on continuait de me faire de gros plats bien caloriques quand même. j’ai perdu 20kg à 18 ans, que j’ai repris lors de ma grossesse…et une dépression post partum de 1 an qui a achevé de bloquer mes kilos de grossesse sur mon corps.
    Alors là même si ça va mieux c’est difficile je n’arrive pas à tenir longtemps en mangeant sain (je ne parle pas de m’affamer, juste manger moins de saloperies). Rien qu’aujourd’hui est une journée typique. J’ai pris un petit déj avec mon fils. Puis ça a été la reprise du boulot, boulot où je me sens très mal. Action/réaction : je ne rêve que d’un plat bien gras ce midi…

    1. Oh je suis désolée d’apprendre ça ! Je n’ai pas mangé sain ce soir non plus :-/. Allez on va y arriver ! J’espère que tu trouveras une autre voie…

  2. Je suis comme toi, je mange par ennui et par nervosité. Un truc qui marche pas trop mal c’est de ne faire les courses qu’une fois par semaine, et de se faire une liste. Sur ta liste, tu peux mettre des gâteaux, mais en quantité limitée, la privation c’est mauvais aussi. Perso, j’ai eu des petits soucis de santé à cause du sucre, donc aujourd’hui je me tourne davantage vers le salé (pas forcément mieux j’en conviens, mais au moins je ne cumule plus les deux).

    Pour ta nervosité, tu devrais essayer la relaxation/méditation, ou l’hypnose (on trouve des vidéos sur youtube). Et ne te décourage pas si tu n’arrives pas à perdre de poids malgré tes efforts, en général si ça ne va pas dans la tête tu vas difficilement réussir à perdre du poids. Le mieux alors c’est de l’accepter et de te dire que c’est le temps de remettre de l’ordre dans ta vie.

  3. Quand j’étais gosse un médecin avait sorti à ma mère que je pesais 10kg de trop, alors que j’avais genre 1 ou 2kg à perdre… évidemment entre la pression de ma mère (qui n’a pas réfléchi pour le coup) et moi qui étais ultra vexée j’ai passé un bon moment dans l’anorexie… pour filer droit vers l’inverse après tant j’étais frustrée.
    Aujourd’hui j’ai beau être enrobée je n’en ai plus rien à foutre xD
    Bon courage à toi 🙂

  4. Hello et bon courage ! Perso j’ai la chance de ne pas avoir trop de problèmes avec la nourriture, un des seuls étant que je ne suis pas une grande fan de cuisine, et que du coup je mange des ramens quand je suis seule :’) Je ne sais pas comment je ferai quand je serai seule mais je pense que j’apprendrai 😀

    Je commentais juste pour te recommander de regarder les vidéos d’Esther sur le sujet du surpoids, et peut-être d’écouter certains épisodes de son podcast. Peut-être bien que tu connais déjà, mais je voulais le dire au cas où, parce que j’ai l’impression que sa chaîne pourrait être une ressource utile.

  5. Je te souhaite d’y parvenir. C’est un souci que je ne peux pas connaître vu que j’ai toujours eu un estomac malade mais je me doute que comme toute “addiction” ce doit être vraiment dur de s’en passer. Courage à toi et encore bonne année!

  6. Comme tu le sais, moi j’ai été hyper phage, puis boulimique vomitive et ce, pendant 7 ans. Ca a pris fin l’année dernière. La compensation des émotions par la nourriture, je connais par coeur. Aide-toi d’un nutritionniste si besoin. Courage

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