J’ai changé d’avis.

J’ai changé d’avis. Vous souvenez-vous de cet article ? Je crois qu’il ne faut pas briser les rêves d’un enfant. C’est précieux les rêves, c’est un moteur. Les rêves nous motivent et nous poussent. C’est dur de vivre sans rêves. On se sent perdue, dépossédée d’une part de soi-même. Vidée.

Je ne crois pas l’avoir écrit un jour sur ce blog ni les précédents mais pendant l’année de mon baccalauréat j’avais postulé dans un DUT information-communication option communication des organisations à Besançon. J’avais été acceptée mais j’ai refusé pour partir en arts du spectacle à Strasbourg.

Si je veux être très honnête, c’est la perspective d’être à Strasbourg qui me motivait le plus… Besançon, c’était nul (oui je le pensais à l’époque) et c’était trop prêt de chez mes parents. Mais quand j’y pense… vous imaginez le temps de gagner si j’avais poursuivi mon rêve ?

J’aurais été en DUT information-communication, j’aurais kiffé ma race et à l’époque j’avais cette soif d’être indépendante donc sans doute que j’aurais bifurqué sur une licence professionnelle communication, ce que je veux faire en septembre prochain!

Et à 21 ans j’aurais été diplômée, prête à trouver un emploi. 4 ans plus tard, je suis sur le point de reprendre mes études. Mais vous imaginez le temps de gagner si j’avais eu un de mes parents avec qui discuter de mon projet professionnel ? De mes réelles motivations ? Si on s’était occupée de moi ?

Je dois avouer que je manquais de maturité dans le sens où dans ma tête l’accomplissement était après le baccalauréat. Je l’ai toujours vu comme une fin en soi et non un moyen de poursuivre ses rêves, d’acquérir un métier par la suite. C’était LE moyen pour moi d’échapper à mes parents.

Je ne me connaissais pas assez, je ne me faisais sans doute pas assez confiance pour avoir un choix clair. La vie est bien faite, j’ai un DEUG en lettres modernes et ça va me permettre de postuler en licence professionnelle communication.

Le plus important, je pense, c’est d’être soi, de ne jamais lâcher ses aspirations profondes. C’est fondamental de se connaître et je ne pouvais pas le faire avec une mère dépressive, un père violent et des frères et soeurs à élever. On devrait toujours nourrir en soi cet être de lumière, cette part en nous qui voit et veut le Beau. On ne devrait pas noyer ses aspirations profondes sous la couche de nos incertitudes.

Je vous souhaite de vous connaître, d’être vous et de croire suffisamment en vous pour ne pas accepter la pâleur que revêts parfois la vie quotidienne.

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