Un peu d’optimisme.

Je suis bien à ce moment précis et je pense que ce n’est pas souvent que je l’évoque donc je vous le dis : je suis bien. Demain j’ai la garantie jeunes et je suis bien contente, ça fait quand même 4 mois que je suis inactive. Je me pose toujours la question de ce que je dois faire comme métier, choisir quelque chose comme agent de fabrication ou agent de logistique ou viser plus haut comme comptable ou vendeuse.

En ce moment, je pense souvent à mes années universitaires et combien j’aimais la culture. Je suis allée au théâtre, à l’opéra comme jamais à Strasbourg (avec les tarifs étudiants c’est top!). Quand j’étais au lycée, je lisais Télérama, je lisais le journal et j’adorais ça. Je bouillonnais dans la culture.

Qu’est-ce qu’il s’est passé depuis ?! La vie, la décompensation, la dépression. Mon moi d’avant me manque car j’étais plus vive. Je dois faire avec mon moi actuel et je crois que je dois encore m’accepter. Me dire que rien n’est perdu, que chaque jour est à construire.

La naïveté étudiante a fait place aux besoins de travailler, de faire quelque chose de ma vie. C’est facile à dire mais je referai les choses différemment. Je me demande pourquoi je n’ai jamais pensé à faire un BTS en initiale. Ça pue l’auto-sabotage.

Ma psy m’a fait faire un arbre généalogique et on a remarqué que toutes les femmes n’avaient pas eu des vies faciles. Suis-je en train de reproduire un schéma qui me dépasse ? Pourtant ma mère est heureuse, elle a la 50taine bien portante. Je la vois épanouie. La résilience se ferait-elle plus tard pour moi aussi ?

Je suis actuellement en train de faire un travail sur le pardon, me pardonner à moi-même d’avoir échoué. Me pardonner de m’avoir abandonné. Heureusement, l’espoir est là. Il guette et n’attend que moi pour se déployer.

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8 commentaires

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  1. sijosais · mai 13

    Ton titre me fait du bien ! C’est exactement ça le bonheur : très fugace et volatile Oui notre arbre généalogique a un impact sur nos vies Mais lorsque l’on en prend conscience, son poids diminue voir disparaît Je suis heureuse de te savoir pleine d’espoir C’est chouette !

    • Léonie SaintJean · mai 13

      Merci Emeline et oui je suis pleine d’espoir! 🙂

  2. ornellastro · mai 13

    Je te souhaite de te reconnecter à ton optimisme !

    • Léonie SaintJean · mai 13

      Merci 🙂

  3. lilyeinalem · mai 13

    Je ne pense pas que tu reproduises le schéma familial, sinon tu serais dans une relation toxique. Tu es partie de chez ton père, mais il te reste à soigner tes blessures d’enfance. Puis dis toi que 25 ans c’est pas si vieux. J’aurai aimé savoir les choses que je sais maintenant il y a 5 ans. Pour ce qui est de la culture, je pense que ça reviendra quand tu iras mieux, quand tu te sentiras enfin à ta place. Ce n’est pas grave d’avoir perdu de l’intérêt là-dedans, et l’erreur serait de te forcer à y revenir. Fais les choses si elles te plaisent.

    • Léonie SaintJean · mai 13

      Merci pour ce commentaire bien réconfortant ! ^^ Tu as raison, il me reste à soigner mes blessures d’enfance… Tu as raison, je dois faire les choses si elles me plaisent 🙂

  4. Melgane · mai 13

    Une chanson de Rozalén (en duo avec Abel Pintos), Asuntos Pedientes, dit :
    “Entender el perdón como un gesto de amor para toda la vida.
    Aceptar que hoy es hoy y que ayer fue pasado,
    Que aprender a vivir es saber descubrir que el futuro está actuando”

    → Comprendre le pardon comme un geste d’amour pour toute la vie
    Accepter qu’aujourd’hui est aujourd’hui et que hier est passé
    Qu’apprendre à vivre c’est savoir découvrir que le futur est en train d’agir

    Elle dit aussi “Dejando a un lado el mal que viví…..” : en laissant de côté (littéralement “à un côté”) le mal que j’ai vécu.

    • Léonie SaintJean · mai 13

      Cette chanson est tellement vraie !