Cette pression sociétale de la vie familiale.

Cette pression sociétale de la vie familiale.

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Rozie m’a inspiré cet article. Contrairement à elle, j’ai toujours voulu des enfants. Enfin un enfant. Mon ex-BF a fait évoluer ma pensée en m’expliquant que le cycle familial n’allait pas nécessairement se répéter.

Donc un enfant et suivant comment ça se passe le deuxième. Je verrai, je ne suis pas pressée contrairement à ce qui me pousse à croire la société. Au travail, une collègue amène son enfant, que dis-je, son bébé. Régulièrement.

Au début, on sourit poliment, on fait mine de s’intéresser quand elle parle de son bébé.

Pardonnez-moi, je vais passer pour un monstre mais toutes les collègues sans exception (âge moyen 40 ans) sont là à s’extasier, moi pas. Son bébé ne me fait pas fondre, je m’en fiche à vrai dire.

lapinou

Il est même plutôt moche son enfant (ouh, je vais aller en enfer).

Hier encore, j’avais un repas entre collègues et l’un des sujets principaux a été les enfants et je ne me suis clairement pas sentie à ma place. J’ai eu l’impression d’être dans un espace qui n’était pas pour moi.

Je suis aux prémisses de ma vie future et elles étaient toutes là à évoquer leur vie avec leurs enfants ou leur vie quotidienne en couple. A parler de choses tellement superficielles comme les accessoires pour bébé ou le quotidien à la maison, ça ne me ressemble tellement pas, je suis du genre à parler de l’essentiel mais pas de choses aussi futiles.

J’en conviens que je ne le vis pas et que sans doute ça ne me passerait pas aussi futiles si j’étais à leur place. Mais tout ceci me gêne horriblement. J’ai l’impression qu’inconsciemment on décide à ma place. Que mon avenir ne m’appartient pas.

enfant

J’avoue aussi que je suis en pleine apprentissage de ma vie professionnelle alors oui entre collègues tu ne vas pas parler de tes problèmes avec ton copain mais plutôt du micro-onde qui fait des siennes.

J’ai conscience également que je suis totalement réfractaire aux enfants. Je pense que mon passif familial m’impacte mais je suis tétanisée à l’idée de m’occuper d’enfants qui ne sont pas les miens. Je pense que la petite fille en moi à encore besoin d’attention… Et soyons réalistes, je ne suis pas prête à endosser cette responsabilité.

Une réflexion sur “Cette pression sociétale de la vie familiale.

  1. Hmmm … Ravie d’avoir inspiré quelque chose à quelqu’un 😉 ! Blague à part, merci pour le lien :).

    Tu sais ce que j’en passe. La pression sociale/sociétale, du fait de mon refus que je ne cache pas, je la vis très fort.

    Ca passe aussi par les collègues (toutes deux entre 35 et 40 ans, mère de 3 et 4 enfants), mais j’ai de la chance, elles ne sont pas seulement mères, les conversations sont variées.

    Ca passe par la famille, la belle-famille, les amis, la TV (que je n’ai plus HALLELUIA !), les pubs, les magazines et j’en passe. Les gens qui étaient très proches de moi, même eux, ne comprennent pas et ont des réactions “violentes”. On me regarde comme si j’étais hors normes, une bête de foire, regard mêlé d’incompréhension et de pitié.

    Tu as 24 ans, tu es jeune. Même si tu en veux, je comprends l’aspect terrifiant que ça a d’être mise automatiquement dans une case avec des codes précis. Malheureusement, je n’ai pas de remède miracle contre cette sensation …

  2. Je te rassure, même avec un enfant, les femmes de 40 ans peuvent parler d’autre chose que de leur moufflet 😉 😉 😉
    Bon j’arrête de te taquiner… La pression sociale est insuportable, c’est claire. Maintenant, en tant que maman, ma fille fait partie de ma vie et je ne peux pas m’empêcher d’en parler et je pense que c’est normal aussi… En résumé : laissons les gens vivre comme ils le souhaitent 🙂
    Gros bisous miss <3

  3. Tu me rassures, je suis pas la seule à trouver certains bébés moches, et à me fichtre complètement des bébés qui ne sont pas de mon entourage proche. Après comme tu dis, il faut aller à son rythme. Et comme tu dis, vaut mieux ne pas faire d’enfant que de se forcer à en avoir un et qu’il soit malheureux, et toi aussi (surtout que même si on fait de son mieux, il le sentira). Bref, faut être forte et ne pas écouter la société.

  4. Je suis bien d’accord chacun est libre de mener sa vie comme il l’entend. Le plus important étant d’être heureux à sa façon. Néanmoins , il ne faut jamais dire jamais; certaines envies naissent avec le temps ou avec les rencontres…

      1. Effectivement! J’étais restée concentrée sur la fin de l’article en oubliant les premières phrases… Moi j’ai bien envie mais ca me fait peur l’idée que ma vie change du tout au tout et qu’elle ne se résume plus qu’à ca au moins pour un temps… je dois pas vraiment être prête non plus 😆😆

  5. Tu as parfaitement résumé comme je me sens parfois… d’autant plus qu’ayant tout pour en faire, j’ai aussi droit à toute une tartinée e pour me convaincre que j’ai raté ma vie si j’en ai pas…. Les pousses à la grossesse me fatigue! NOUS ne voulons pas d’enfants pour l’instant (et NOUS NOUS réservons le droit de changer d’avis ) et j’aimerais bien qu’on respecte NOTRE choix…

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