Juin-Juillet.

Juin-Juillet.

Ça fait longtemps que je n’ai pas écrit. J’ai eu la RQTH mais pas l’AAH. Je ne sais pas si je dois faire appel. Ça me fait peur, c’est géré par le tribunal de Grande Instance.

Je cherchais du travail dans le ménage et je songeais à postuler à Mcdo quand j’ai eu une entorse. Elle était déjà là depuis deux jours. Résultat atelle et rester 8h debout pour mon boulot au festoche… en théorie.

En pratique, je pouvais m’asseoir pendant 2 jours en intermittence. Du coup ça a été. Je suis un cauchemar pour la sécurité sociale. Je m’inquiète beaucoup pour les mois à venir d’autant plus que ce connard de Macron a augmenté la durée d’indemnisation pour avoir le chômage qui passe de 4 mois à 6 mois !

Et si vous êtes en maladie, vous ne pouvez pas reprendre votre chômage ! Et comme je fais partie des plus faibles, ce n’est pas bon pour moi. Bref.

Mon ex m’a recontacté elle m’aime toujours mais ne veut pas se remettre avec moi pour l’instant, elle a besoin de temps. Bien évidemment je l’ai envoyé chier après un énième début de dispute et je l’ai recontacté.

Du grand n’importe quoi mais j’ai besoin d’aller au bout de cette histoire et accessoirement je l’aime. Mais je me demande si je ne cherche pas quelque chose qui n’existe plus. Je ne sais pas. Et vous comment ça va ?

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Job.

Job.

J’ai toujours été seule dans les moments tragiques. Quand mon père exerçait sur moi de la violence psychologique, je n’avais personne à qui parler à part vous.

Parfois ma mère m’écoutait quand elle était dans les parages. Mais c’était sans effets. Je veux dire rien ne se passait.

Et là je suis de nouveau seule. Je n’ai pas l’AAH et mon bilan de compétences prendraient 3 mois et le dispositif de la MDPH est n’a pas de date connue.

J’ai été naïve. Trop naïve. Je vais postuler à des jobs en priant pour que je ne fasse pas de rechutes.

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Résultat.

Résultat.

Je suis allée à la MDPH. Alors je n’ai pas l’AAH mais j’ai la RQTH. C’est une bonne chose et une mauvaise chose à la fois.

C’est une bonne chose car ça me permettra de bosser. C’est une mauvaise chose car si j’ai une mauvaise expérience pro, retour à l’hôpital.

Je sais qu’il faut que je fasse quelque chose que j’aime. Mais ça implique la relation clients et j’ai tellement peur de déraper…

Franchement j’aime aider, comme déjà dit j’aime transmettre. Il faut que je trouve une solution et vite.

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Nous sommes nos choix.

Nous sommes nos choix.

Dans Grey’s Anatomy la maman d’April dit que Dieu nous donne les choses que nous pouvons seulement supporter.

Je crois au libre-arbitre et nous sommes nos choix. Je ne sais pas si j’en serai là aujourd’hui si j’avais continué mes études. Si je m’étais réorientée en psycho. Si j’étais restée à Strasbourg…

Mon principal problème est que je cherche les réponses dans le passé ou à l’extérieur mais je ne les trouve pas. Je cherche en moi et toujours rien.

Mon ex, avant de me dire qu’elle avait vu trop de potentiel en moi et qu’elle n’aurait jamais voulu me rencontrer, m’a dit que ma mission de vie était de guérir et ensuite d’aider les autres.

Quand elle m’a dit ça, vous imaginez ma joie. Mais je n’y crois plus. En fait je n’y ai jamais vraiment cru. Peut-on vraiment guérir de cette pathologie ? Peut-on vraiment s’émanciper de la maladie ?

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La vie d’une borderline.

La vie d’une borderline.

Je pense que j’ai toujours voulu inconsciemment ressembler à mes parents. Deux marginaux. Je ne sais pas pourquoi j’ai voulu inconsciemment leur ressembler. J’ai toujours voulu être autrement qu’eux.

Mais borderline état limite. J’ai toujours voulu leur ressembler et bien j’y suis arrivée. Ça m’énerve. Ce n’était pas ce que je voulais.

Mais maintenant il faut faire avec ce qu’on a. Mais le soucis c’est que plus je grandis plus je suis paumée. Et c’est fatiguant. Le disque rayé.

Mais je me pose énormément de questions. Est-ce que je serai toujours toxique pour mes copines ? Est-ce que je reproduirais la même chose que mon père si j’ai des enfants ?

Ma rupture m’a énormément ébranlée. Et ses mots aussi… Alors peut-il vraiment entrer dans les clous quand on est une borderline ou est-on forcément marginale ?

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J’aurais voulu.

J’aurais voulu.

J’aurais voulu avoir assez de souffle et de mental pour faire cuisinière. J’aurais du boulot. Se serait physique mais j’aurais tenu.

J’aurais voulu également pouvoir faire serveuse. Il y a du boulot. Le contact avec la clientèle… mais on court tout le temps et faire la vaisselle… on n’en sort plus. Oui l’expérience parle.

J’aurais voulu être conseillère en insertion professionnelle. Etre forte psychologiquement. Pouvoir supporter les histoires des uns et des autres. Pouvoir conseiller, aider.

Je ne veux pas travailler à l’usine. Faire toujours la même tâche, supporter le bruit. Avoir le temps de réfléchir et cogiter.

Je ne veux pas faire un métier qui me ferait replonger. Je ne veux pas me mettre en danger. Je ne veux pas jouer avec le feu. Je ne veux pas prendre des décisions irraisonnées. Alors qu’est-ce qu’il me reste ?

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Psychologue comportementaliste.

Psychologue comportementaliste.

Je suis désemparée. J’ai vu une psychologue comportementaliste et cognitive et en gros elle m’a dit qu’on ne pourrait RIEN changer en moi.

Que les fondations étaient là et qu’on pouvait retaper la maison mais tout resterait. Imaginez ma joie !!!

En gros je suis condamnée à être une fille nocive ou au mieux je suis la personne avec qui on devra s’adapter. Je ne veux pas ça !!

Je ne veux pas être inadaptée comme mes parents !! Je ne veux pas être avec quelqu’un qui me ressemble se serait horrible. Je ne veux plus des montagnes russes dans ma vie. C’est tout simplement horrible.

En fait je suis comme mes parents il faut me voir mais pas trop. Il faut me supporter mais pas trop. Je déteste ma vie.

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Conscience.

Conscience.

J’ai toujours eu cette chance d’avoir conscience des choses. Je ne m’en cache pas. Je regarde les choses en face-à-face.

Je suis allée aux portes ouvertes de l’afpa et j’ai rencontré un monsieur qui m’a bien guidé. Et il m’a dit que j’avais l’air d’être quelqu’un d’anxieux.

Mais on a vu plein de métiers. Peintre par exemple mais trop physique. Il m’a parlé d’horloger ou de rédacteur web. Je ne veux pas faire de free-lance. Et je ne pourrais pas rester concentrée trop longtemps pour horloger.

Mon ancienne conseillère de la mission locale m’a parlé des postes en secrétaire enfin de rédaction par exemple. Évidemment j’ai cherché tout ça mais je n’ai rien trouvé.

En fait, je vois toutes les difficultés que j’ai et je n’arrive pas à me dire “t’as ça mais tu peux quand même faire ça, ça et ça.”

Je suis tellement angoissée par tout. Mon ex avait conclu que j’étais devenue phobique du travail à cause de mon expérience en éducatrice.

J’ai toujours le même disque rayé qui tourne mais à force il va falloir le changer.

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Tequiiiila !

Tequiiiila !

J’allais acheter de la tequila et du citron et encore une fois mon instinct de survie m’a empêché de les acheter.

Ça a fait beaucoup rire les caissières qui n’ont pas su que c’était moi mais qui ont trouvé ça amusant. Si elles savaient…

J’ai besoin que les choses changent. J’ai besoin que ma vie soit moins chaotique. J’ai besoin de stabilité.

Et comme tout truc pourri c’est moi qui doit m’apporter ma propre stabilité et blablabla. C’est comme demander à un bipolaire sans traitement de rester stable.

Voilà que ça fait quand on est un esprit malade. Peu importe les médicaments, ça finit toujours par revenir ! Je dors la journée pour passer le temps et ne pas faire de conneries. Il me faut de la stabilité.

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Article violent attention.

Article violent attention.

J’ai envie de crever. J’y pense plusieurs fois par jour. Mais pas d’inquiétude, je ne ferai rien.

Mon putain d’instinct de survie me protège. J’aimerai autant pas. J’en ai marre. De toute cette souffrance. Cette peine. De toutes ses épreuves et de ma maladie.

Une personne normale ne réagirait pas comme ça. Dans l’extrême. C’est vraiment fatiguant.

A 26 ans à peine, j’ai l’impression que ma vie est foutue que les dès sont pipés. J’ai toujours le sens du drame c’est d’un pathétique.

Je n’oublie pas ce qu’elle m’a dit : elle aurait voulu ne jamais me rencontrer et ça me brise.

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