Mon âme d’enfant.

Mon âme d’enfant.

attraction

Je me souviens très petite que je ne voulais plus être une enfant. Je jetais souvent ma peluche derrière le canapé… pour la reprendre. A mes 14 ans, j’ai décidé qu’il était temps de ne plus jouer aux Barbies.

On m’a projeté trop tôt dans des responsabilités d’adultes alors que je n’étais qu’une enfant. Je voulais moi-même devenir adulte à vrai dire parce que ça signifiait pour moi l’indépendance et la liberté tant rêvées…

Maintenant j’apprends à faire co-exister mon âme d’enfant… par bribes. En mangeant parfois des bonbons, en rigolant parfois à des blagues stupides d’un collègue ou d’un jeune qu’on encadre. J’ai récemment fait surgir mon âme d’enfant en me lançant dans un délire ou en m’amusant seule… ça m’avait manqué.

doudou

Hier avec le feu d’artifices. Ma petite sœur pré-adolescente était sur son portable, un peu ennuyée. Certaines personnes parlaient, d’autres filmaient avec leur portable et moi j’étais là, admirative des lumières dans le ciel et le spectacle qui s’offrait à mes yeux.

Ça me rappelait d’autres souvenirs, l’émerveillement, plus jeune, que j’avais lorsqu’on allait voir la Musique ou les animations pour le Nouvel An vers chez nous. J’ai longtemps rejeté mon âme d’enfant car elle était associée à des choses très douloureuses mais pour guérir mon âme d’enfant, il faut que je la fasse resurgir en lui donnant sa pleine place et en lui montrant que le danger n’existe plus. Mon âme d’enfant me manque. Et je ne compte plus l’étouffer mais lui laisser la pleine place qu’elle mérite.

bubulle

Oui j’ai peur d’être entourée et de me sentir seule mais j’ai aussi peur de finir seule.

Oui j’ai peur d’être entourée et de me sentir seule mais j’ai aussi peur de finir seule.

chien

Quand vous grandissez dans une famille telle que la mienne avec des parents qui se déchirent et qui sont malheureux, vous n’avez pas peur qu’ils se séparent. Vous espérez qu’ils vont se séparer.

Je ne sais pas trop ce qui est le pire entre être entourée mais se sentir seule et être seule mais je crois que ma capacité a zappé les gens vient du fait qu’ayant toujours vécu avec ce qui avait le pire autour de moi, je cherche à zapper les relations malheureuses et le Malheur par la même occasion.

Cette année a été très heureuse pour moi mais marque clairement la fin d’un cycle. Je me suis séparée d’une amie de longue date, de ma meilleure amie, d’un groupe de potes, d’un pote, de mon ex (si on peut appeler ça une ex mdr). Et très honnêtement, j’en ai ras-le-bol.

sourire

Je suis loin d’être une fille solitaire, je tends à ce moment précis et à être heureuse et bien entourée. J’en ai marre des drames, des histoires, des séparations amicales et amoureuses. Je veux de la joie, des rires.

A ce moment précis, j’ai besoin de réponses. Clairement je n’ai pas envie de finir seule, je veux construire quelque chose, avoir une famille, je veux des dîners en famille, des soirées avec des amies et des rires.

C’est évidemment avec émotion que j’écris cet article mais ma situation actuelle me fait peur, je ne suis pas très entourée dans ma ville où je réside et j’ai pourtant besoin de contact.

smile

Je me sens prête à construire quelque chose avec quelqu’un mais je ne sais pas si ce quelqu’un existera un jour. J’en ai marre du teeeeemps, d’attendre, de tout. Je sais pertinemment que j’ai besoin d’évoluer notamment sur mon émotivité mais je suis dans une phase où j’en ai marre de travailler sur moi et où j’aimerai vivre ma vie. VIVRE.

Situation sentimentale : quand le cycle se répète.

Situation sentimentale : quand le cycle se répète.

coeur

Je crois que j’ai battu des records. Une semaine. Une semaine de mise en couple et c’est terminé. Non pas que je suis partie, je l’aimais (ça fait un peu moins de deux mois qu’on apprenait à se connaître).

Mais disons que la gente Dame s’est rendue compte que je lui plaisais mais qu’elle n’avait pas développé de sentiments pour moi et surtout qu’elle avait des barrières depuis ses histoires passées.

C’est un cycle et j’en ai ras-le-bol. Je suis, non pas celle dont on tombe amoureuse, non pas celle sur qui on a un coup de foudre mais je suis la nana qui sert à faire prendre conscience de…

alone

J’ai fait prendre conscience à mon premier amour qu’elle aimait toujours son ex, j’ai fait prendre conscience à ma deuxième ex qu’elle ne voulait pas de relation sérieuse… pour les plus longues relations que j’ai eu.

J’ai remarqué que mon ex de deux semaines n’était pas prête à se battre pour une relation et mon ex actuel d’une semaine a remarqué qu’elle recherchait la simplicité et qu’elle n’éprouvait pas  de sentiments pour moi et qu’elle non  plus ne voulait pas se battre pour moi.

Je n’ai évidemment pas la réponse du pourquoi je suis un tel désastre que je suis une nana transitionnelle en amour pour les autres. Pourquoi mes plus longues relations étaient des perverses narcissiques (relations de deux mois maximum) et pourquoi les relations avec des filles normales mais pas attachées se soldent en semaines (deux maximum).

love

Je suis carrément lassée de ses leçons et j’aimerai passer à l’étape supérieure de la relation sérieuse et durable. Je suis carrément lassée du “t’es une fille bien mais…” mais pas assez bien pour s’engager avec moi. Suis-je le cliché du gars bien mais fade qui est un bon pote mais rien de plus au féminin ?

Voilà, je suis le genre de nana pansement, le genre de nana transitionnelle mais je ne suis absolument pas le genre de nana qu’on aime et avec qui on s’engage. Avez-vous déjà vécu ce genre de cycles ? Comment vous en êtes-vous sorties ? Ou alors quelle est la meilleure solution : chien ou chat ? J’en ai marre des leçons, je voudrais être heureuse et épanouie en couple. La bonne soirée tout de même.

Comment faire pour être moins radicale ?

Comment faire pour être moins radicale ?

une étincelle

La semaine dernière, j’étais en boîte avec un pote et c’est quelqu’un que j’appréciais assez. Il a trop bu et a été infecte avec mes potes et moi. Il était plein. J’ai vidé ses bouteilles d’alcool et j’ai bien cru qu’il allait me taper.

Une de mes potes m’a dit qu’elle me connaissait et qu’elle savait que je n’allais plus lui parler mais qu’il fallait que j’arrête de zapper les gens comme ça car j’allais me retrouver seule.

Sur la forme, elle n’a pas tort (et sur le fond non plus). Le problème est que des choses ont vraiment une grande importance et que je suis partie de chez mon pote à 6h du matin, en faisait une crise de panique et en pensant que j’allais me faire taper. Et c’est grave pour moi, ça prouve juste que je ne peux pas compter sur lui.

thinkink

Mon ex-meilleure amie me manque également. Je pense beaucoup à elle en ce moment et je me dis qu’avant tout ce gâchis, c’était une belle amitié. Le problème qui survient est que je vais pas la recontacter car quelque chose est brisé et ça ne pourra jamais être comme avant.

J’ai maintenant l’image d’une fille sur qui on ne peut pas compter. Et je ne peux pas faire semblant… Le “avant” tout ce gâchis me manque. Parce que le “avant” ‘était vraiment une chouette amitié.

Je pense également à ma pote que je connais depuis la maternelle, je me dis que même si elle n’a pas été là pendant ma TS, c’était quelqu’un qui m’acceptait comme j’étais et qui ne m’a jamais demandé de changer. Et c’est vraiment une grande qualité qu’elle avait.

hope

Je n’arrive en fait à jauger, émotive comme je suis, qu’est-ce qui peut être réparable ? Comment peut-on savoir comment on va pouvoir pardonner et ne pas rester dans sa rancune ?

Ma psy m’a fait un intéressant miroir et m’a dit qu’il fallait que j’arrête de penser que la personne est définitivement comme ça à l’instant T, que je n’aimerai pas qu’on me voit comme une hystérique uniquement de par mon émotivité.

Alors comment faire pour accepter les gens comme ils sont ? Je veux dire, comment faire le distinguo entre ce qui sont des erreurs acceptables pour soi en amitié et ce qui va au-delà de nos limites ? Comment fonctionnez-vous ?

Comment supporter les gens qu’on n’apprécie pas au travail ?

Comment supporter les gens qu’on n’apprécie pas au travail ?

rayons

Ma semaine a été assez compliquée. Le manque de sommeil se faisant ressentir, les plannings d’activités changeant le jour même… Ma capacité a supporté certaines personnes en a été quelque peu fragilisée.

Selon ma conception propre et personnelle de mes relations avec mes collègues, je tiens à dire que se sont et restera juste des collègues. Ce que j’ai observé dans l’entreprise où je suis me conforte dans cette idée car tout le monde est hypocrite avec tout le monde.

Cette semaine a été compliquée étant une éponge émotionnelle, la tension des autres s’en aient fait ressentir. Je sentais bien que j’en agaçais une, une m’agaçait car prenant trop de places et étant en terrain conquis alors qu’elle ne bossait pas où je bossais, une autre hypocrite juste au bout mais qui fanfaronne que c’est quelqu’un d’honnête.

yeeah

Je perçois qu’il est difficile de mettre les choses en perspective car ces personnes font ressortir leurs émotions et n’essayent pas de comprendre le point de vue des autres. Ma solution est simple : ressentez à l’écart de ces collègues, se mettre dans son coin pour avoir la paix.

Prendre aussi de la distance et se dire que ces personnes ne nous connaissent pas et garder en tête que même si on aime son travail, ce n’est que le travail et qu’il faut avoir en tête que ce n’est pas toute notre vie !

fleurs

Se ressourcer auprès de ses proches ou prendre un grand bol d’air. Voir aussi le positif dans son travail et prendre conscience que les gens sont complexes. Avoir surtout une certaine confiance en soi et ne pas se laisser chagriner par les remarques de certaines !

Je vous donnerai bien comme dernier conseil de parler si vous avez des tensions avec une personne mais l’hypocrite crachera toujours sur votre dos donc FUCK. Essayez néanmoins de ne pas mettre tout le monde dans le même sac. Avez-vous d’autres conseils à promulguer ?

J’étais à la Gaypride de Strasbourg !

J’étais à la Gaypride de Strasbourg !

Voici le texte j’ai publié sur facebook (modifié) :

Aucun texte alternatif disponible.

J’étais à la gaypride et on m’avait décrit cette marche comme étant clairement un défilé de mecs en string, de gens bourrés. J’y suis allée avec de gros aprioris.

La partie intéressante était le midi car il y avait plein d’associations avec lesquelles parlées et beaucoup sont ouvertes aux hétéros ce que je trouve plutôt cool. Les associations présentes étaient le Planning Familial, la Station, la Nouvelle Lune, SOS Homophobie, le Refuge et d’autres.

Il y avait même des associations sportives ^^. Passons aux gens présents: alors oui j’ai croisé un mec en haut en résille, oui j’ai croisé une femme seins nus mais la majorité c’était des personnes comme vous et moi. Non ce n’était pas marqué sur les têtes si elles étaient homos, hétéros ou bi. Il y avait des ados avec leurs parents, des couples de femmes, d’hommes, hétéros, hétéros mixtes, des couples mixtes homos ce que je trouve génial! Pourquoi bon sang, on ne voit pas plus souvent des homos de couleurs noires ? Elles sont sous-représentées !!

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Certains hommes (2) étaient habillés en femmes (et je précise que ça ne choquait pas) mais l’inversion des genres était une métaphore intéressante sur la société patriarcale.

Il y avait des travestis sur UN char mais rien de choquant car ils étaient en robes. Personne n’était en string !! J’ai vraiment adoré que l’organisateur puis l’adjoint au maire parle des droits LGBT, des combats qu’il faut encore mener, de l’importance de voter ! Il y avait des chars comme celles de la Station, des Effrontées qui prônaient l’acceptation et l’avancée des droits en TENUE DE TOUS LES JOURS COMME VOUS ET MOI. Il y avait d’autres qui mettaient de la musique et clairement la marche était plus festive que militante. Même si on voyait des messages pour l’acceptation de la bisexualité et de la transsexualité et du difficile combat de faire accepter son homosexualité (là je parle des gens autour du char de SOS Homophobie où j’étais).

La 3 min de silence pour la Tchétchénie et les droits des homos qui n’a pas été respectée mais comme c’était plus festif, il y avait plus d’ados que des militants. Bien sûr il y avait de l’alcool mais c’était aussi une minorité. On peut se poser la question de la pertinence du côté festif de la gaypride: mais est-ce que la fête ne permet-elle pas de montrer un visage positif des homos tout en parlant des droits ? Parce que ça m’a clairement presque réconcilié avec le monde lesbien de voir toute cette joie et cet amour autour de moi et ça m’a fait oublié l’espace d’une après-midi les remarques homophobes sous couvert d’humour et les clichés véhiculés par les gens. Ça m’a vraiment rassuré de voir des gens lambdas comme moi alors que j’entends tellement de saloperies sur les homos et la gaypride. Des personnes dansaient chez eux, les gens autour de nous, nous regardaient avec bienveillance !

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Alors non personne EN MAJORITÉ n’a eu un comportement déplacé, je n’ai vu juste que deux pancartes “free kiss” et seulement 3 personnes s’embrasser via cette pancarte. Il y a des jeunes hommes qui ont fait 2 pogos ce que je n’ai pas compris car on était sur de l’électro xD.

La majorité de cette journée s’est bien passée et je n’ai pas vu des gays ou lesbiennes mais des humains dans leur diversité de physiques comme tous les humains. Alors oui la gaypride n’est pas assez militante à mon goût mais j’y ai vu des êtres humains et non des monstres. Du coup le prochain qui me véhicule des clichés sur les homos comme l’exhibition ou d’autres conneries comme ça, je l’inviterai avant de l’envoyer chier à voir des êtres humains à la gaypride ^^. Donc NON la gaypride n’est pas une grosse exhibition géante d’exhibitionnistes, elle est là pour montrer la diversité humaine et prône l’acception parce qu’au fond on s’en fout de ce que porte les gens ou de leur orientation sexuelle. Mais la gaypride existe parce que le combat continue, parce qu’il faut dire qu’on existe pour faire avancer les droits sur la PMA et la GPA et ne plus que l’homosexualité soit le premier taux de suicide chez les jeunes. Je n’irai pas tout le temps à la gaypride mais je suis “rassurée” sur l’image véhiculée ^^.

Laisser vivre les gens tranquilles et arrêter avec vos clichés de merde ! Arrêter de mettre d’un côté les homos et l’autre les hétéros. Notre sexualité ne nous définit pas. On est homo mais pas que… ! La gaypride a de toute façon sa raison d’exister tant qu’on n’aura pas les mêmes droits que les hétéros et tant que l’orientation sexuelle posera problème.

Pardonner à sa mère, pourquoi donc ?

Pardonner à sa mère, pourquoi donc ?

girls

Aujourd’hui, j’ai eu un différent avec ma psy. Un truc où pour la première fois, j’ai eu envie de m’énerver (ce que je n’ai pas fait) et où j’ai eu envie de lui dire qu’elle ne savait pas ce que c’était et qu’elle n’avait pas à me faire la leçon (ce que je n’ai pas dit).

J’ai parlé de la déficience mentale de ma mère et du fait que j’aimerai agir autrement que par l’agacement car je ne supporte pas ma mère. Car je me fais du mal. Et là j’ai eu une leçon comme quoi, je devais laisser ma mère tranquille (ça, ok) tout en la guidant avec bienveillance. Sauf que, non, je ne suis pas son éducatrice.

Et qu’en gros,  j’étais en partance donc je devais lâcher mon côté enfant blessé (je suis d’accord, je veux avancer dans la vie) mais que je devais voir les choses autrement pour me réconcilier avec ma mère. Evidemment, vous savez que les choses n’ont pas été dîtes comme telles. Mais le contenu y est.

loup

Sauf que non, je n’ai pas à reparler à ma mère quand j’aurai enfin mon indépendance. Je crois que les gens ne se figurent pas la difficulté que c’est d’avoir un parent déficient. Vous avez sans doute, pour la majorité, des parents sur qui vous pouvez compter. Vous avez toujours été quelque part sécurisés.

Vous savez que, quoi qu’il arrive, vous pouvez compter sur vos parents, qu’ils sont un appui moral et financier parfois. Ce n’est absolument pas mon cas. Mes parents ne m’ont jamais dit que ma mère avait un léger retard mental.

J’ai commencé à le remarquer à mon adolescence. Je trouvais les réactions de ma mère enfantines. Elle n’a jamais eu d’autorité et se défendait comme une enfant. Par exemple, à un conseil de classe où il fallait prendre les bulletins et où mon tour allait bientôt passer, j’ai dit à ma mère que non, elle ne pouvait pas parler au directeur. Et sa réaction n’a eu aucun rapport : “t’as honte de moi ?”.

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Je précise que j’ai toujours dit bonjour à ma mère devant mes amies et que je l’ai toujours aidé à porter ses courses… Quand on se disputait, elle me disait “mais je n’ai rien fait!”. Un jour, pour la tester, je lui ai dit carrément qu’une pote fumait du cannabis et elle n’a rien dit alors que la réaction normale d’une mère aurait été un minimum d’en parler et un maximum de m’interdire de la voir. Ma mère ne sait pas s’analyser ou même analyser la réaction de ses enfants en profondeur.

Ma mère n’a aucune notion du danger, elle croit que tout le monde, il est beau, tout le monde il est gentil. Ma mère a des comportements surprenants… Ma mère ne sait pas gérer un budget. Ma mère n’a aucune autorité. Ma mère n’a conscience de rien et n’analyse rien. Ma mère est influençable et n’a aucun esprit critique.

Ma mère ne capte pas les choses que je lui dis. Je n’ai jamais pu me confier à elle correctement car je savais que ses réactions ne seraient pas adaptées. A chaque fois que je l’ai fait, ses réactions étaient à côté. Je n’ai jamais eu le soutien, le retour, que j’aurais eu besoin…

love

Ma mère n’a jamais compris que quand je lui parlais mal, que quand j’étais énervée, c’est parce que je lui en voulais de ne jamais être partie (et pourtant je lui ai dit et répété un nombre incalculable de fois).

Mais surtout, elle n’est jamais partie. Elle n’est jamais partie quand je lui suppliais de quitter mon père. Quand ma soeur et moi lui supplions parce qu’on en pouvait des insultes et de la violence quotidienne que nous tous subissions.

J’ai passé des années et des années à l’encourager à quitter mon père, à la consoler alors qu’elle-même ne venait pas me voir quand je me faisais taper et insulter. Elle ne nous a jamais défendu… Elle n’a jamais menacé mon père de le tuer s’il recommençait à nous toucher (je parle toujours de violence hein).

women

Elle n’a jamais été un soutien. A l’adolescence, c’est elle qui venait dans ma chambre pour pleurer quand elle commençait sa dépression. J’ai appris à lui mettre des limites. C’est moi qui gérait le linge quand elle allait en maison de repos. C’est moi qui faisait la loi chez moi pour pouvoir bosser alors que mes parents étaient avachis devant la télévision.

C’est moi qui n’est pas eu d’enfance, qui a assumé de trop grandes responsabilités pour mon âge. C’est moi qui ait été longtemps la mère de ma mère alors que j’avais besoin d’une mère.

Alors oui, j’ai le droit d’être en colère. Alors oui, j’ai le droit de ne pas accepter la déficience de ma mère en dépit du bon sens. Alors oui, j’ai le droit de ne pas me soucier d’elle, de ne plus vouloir lui parler quand j’aurais enfin mon appartement.

fleuurs

Mon père était toujours été le méchant de mon esprit d’enfant. Papa gueulait tout le temps et tapait. Maman, c’était la gentille et la personne qui m’aimait. Sauf que comme tout enfant, j’avais besoin de quelqu’un qui m’aime, quelqu’un qui me protège des violences de mon père, quelqu’un qui m’écoute et me console. Quelqu’un qui me sauve. Quelqu’un qui me cadre et me sécurise.

Alors non, quand je serai indépendante, ma mère, ma chère mère pourra crever la gueule ouverte. Parce qu’on ne fait pas des enfants comme ça, parce que j’étais une enfant qui avait besoin de ses parents, de parents qui l’aiment, qui l’écoutent, qui la traitent bien, qui la soutiennent, qui la laisse grandir, qui la protègent. Je n’avais pas besoin de vivre toute cette merde.

nuages

Je tends à pardonner à ma mère si ça veut dire digérer mon passé. Je suis déjà tournée vers le présent. Je sais très bien que ma psy veut m’aider mais elle n’avait pas à me dire que de toute façon, je vais leur reparler. Vous êtes peut-être tous régis par le quatrième commandement : “tu honoreras ton père et ta mère”. Mais pas moi. Et aussitôt que je ferai ma vie, ils peuvent faire une croix sur moi.

Je n’ai jamais eu de famille, je n’ai pas besoin d’eux. Et non, si vous aussi, vous avez été dans un même cas que moi, vous ne devez rien à vos parents. Vous aimez même le droit de ne pas les aimer, c’est votre droit. Moi, je ne les aime pas. Et vous avez encore plus le droit de n’en avoir rien faire d’eux. C’est mon cas.

tourne le dos au passé

Ps : C’est un sujet sensible et je n’accepterai pas les “c’est tes parents”, “tu dis ça maintenant mais…”. MON vécu, MA vie, MES choix. Vivez les 3/4 de ce que j’ai vécu et on pourra en débattre. Je dois rien à me parents si ce n’est 23 ans de souffrance et une TS (même si bien sûr, il y avait d’autres raisons).

Ps 2 : Merci aux gens qui comprendront et ne me jugeront pas. Je tends vraiment à avancer dans ma vie et aujourd’hui est un épisode qui a fait sortir quelque chose de douloureux mais qui m’aidera à avancer pour le meilleur. Tout va bien, ne vous en faîtes pas. Et j’ai quelque part lu qu’on devait être la personne dont on avait besoin quand on était petit et je pense que c’est totalement vrai et je m’y emploie. Prenez soin de vous.

Je ne suis pas QUE lesbienne, merde !

Je ne suis pas QUE lesbienne, merde !

[Article coup de gueule de ce que je perçois dans ma vie de tous les jours donc ne vous sentez pas visées !]

travel

Aujourd’hui, j’ai eu un débat houleux avec une pote. Ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas vue et franchement, je ne m’attendais pas à ce qu’on passe notre après-midi à parler d’homosexualité.

Elle m’a dit qu’en gros, elle pensait que certains homos devaient être moins exhibitionnistes et qu’il fallait qu’ils soient plus dans la “normalité” pour encourager l’acceptation.

Pour le coup, ça m’a gavé, mais vraiment. Parce que j’avais l’impression qu’elle justifiait, à la manière dont ses phrases étaient tournées, les agressions homophobes et qu’elle mettait les homosexuels dans une case à part. Dans le sens : les gens normaux vs les homos exhibitionnistes.

mer

Le raisonnement était plus complexe que ça mais son argumentation m’a énormément gavé. Je pensais qu’on allait parler de nos vies, pas de ça. Ce qui me gonfle, c’est qu’à travers ce genre de propos, il en ressort une espèce d’homophobie lattante.

Diriez-vous de certains hétéros qu’ils sont trop exubérants ou trop efféminés ? Les appelleriez-vous par une insulte (ici PD) parce qu’un pote hétéro (ici homo) l’utilise ? Je ne suis le porte étendard de personne et en fait, j’ai un peu marre qu’on me définisse uniquement par ma sexualité.

J’en ai marre qu’on croit, que je fais partie des clichés que les gens et la société peut-être vous renvoie. NON, je suis moi et je ne veux pas être associée à ça. J’aime mais les filles mais pas que. Avant d’être homo, je suis HUMAINE.

jd

NON, je ne sais pas pourquoi ton pote se fout un moule-bite dans la rue, NON ce n’est pas parce qu’il est gay, c’est son CARACTÈRE et s’il avait été hétéro, il aurait trouvé autre chose ! TOUS LES HOMOS NE SONT PAS DANS L’IRRESPECT! ON EST DES GENS DÉCENTS COMME VOUS.

Par exemple, je me suis embrouillée avec une pote parce qu’elle me disait pour rigoler que j’allais tomber amoureuse d’elle, qu’ensuite elle ne voulait pas voir mes potes de peur qu’elles soient amoureuses d’elle. Sérieusement, vous pensez qu’elle aurait fait cette blague à sa pote hétéro en parlant de ses potes garçons ?

En fait, je ne refuse pas le débat mais j’en ai ras-le-bol que le discours ou que le comportement des gens changent parce qu’on parle d’homosexuels. J’ai l’impression que les gens parlent curieusement de cette “espèce à part”.

rouge à lèvres

Mais vous savez quoi ? Je ne me sens pas à part. Je suis exactement comme vous, exceptée que je suis attirée par les filles. Je ne tombe pas amoureuse de chaque fille rencontrée, je ne mâte pas leur cul, je ne m’exhibe pas dans la rue à poil. Je n’ai pas les cheveux courts, je n’ai pas de vêtements de mecs. Je ne fume pas des cigares, je ne rote pas comme un gros malpoli, je ne touche pas les seins et les fesses de ma copine en public (et en privé non plus d’ailleurs sauf consentement de la Madame).

Et j’en ai marre d’être la lesbienne du groupe. J’en ai marre qu’on débatte sur des sujets dont on ne parlerait pas avec les hétéros, j’en ai marre qu’on me dise “j’ai cette pote bi à te présenter”, “tu devrais regarder cette série, elle parle de lesbiennes”, oui ET ALORS ? ‘Il faut arrêter de se plaindre, on n’est pas en Tchétchénie”.

Un homo qui se suicide tous les 3 jours, la PMA et GPA pas acceptés, les “PD”, “GOUINE”, “GOUDOU” normalisés… Des affiches retirées l’année dernière sur une campagne contre le VIH pour “incitation à l’homosexualité”… Mais non, on ne va pas se plaindre… C’est pire ailleurs donc on n’a pas le droit de vouloir élever la société et les gens…

boucles oreilles

J’adore le dubstep, j’adorerai voyager, j’adore le cinéma. Je suis dans le développement personnel. Depuis que j’ai fait mon coming-out, le discours de certaines personnes à changer envers moi.

Quand je dis que j’aime les filles (naturellement, je précise, dans la conversation), j’ai toujours droit à des questions de base : comment tu as su que tu étais lesbienne ? Tu as déjà essayé avec un garçon ? J’y réponds parce que j’estime que la pédagogie vaut mieux que le rembarrement mais très honnêtement, ça me gave.

Si vous êtes hétéros, je pose ces questions : comment tu as su que tu étais hétéro ? Tu as déjà essayé avec une personne du même sexe ? Comment tu peux être sûre que tu es hétéro alors ?

mandala

J’ai vraiment hâte que les mentalités changent mais surtout l’éducation aussi. Je ne suis pas une espèce à part. Je suis comme vous. Et je veux juste vivre ma vie et qu’on me foute la paix.

Et franchement, j’en ai marre de devoir me justifier, j’en ai marre d’avoir l’impression de faire à chaque fois des petits coming-out. FOUTEZ-MOI LA PAIX ET LAISSEZ-MOI VIVRE MA VIE. On s’en fout que j’aime les filles, si ça doit venir dans la conversation, ça viendra, mais ne soyez pas surpris, ne vous posez pas mille questions. Tout ce qui s’applique pour vous, s’applique pour moi.

Bref, les gens qui pensent que la France est un pays très tolérant (déjà là, le mot est nul et non-avenu, il n’y a pas à être tolérant envers quelque chose de NORMAL et NATUREL), je peux vous assurer que les attitudes démontrent qu’on a bien été éduqués sur le fait que l’homosexualité était une chose à part et que des gens bizarres l’avaient.

chat

Ps : J’étais destinée à être hétéro. Je n’avais aucun homo dans mon entourage avant que je me rende compte que j’étais homo. Je suis “l’homo” de l’entourage hétéro, justement. L’homosexualité est naturelle et non, on ne choisit pas sa sexualité.

Ps 2 : Pitié, la prochaine fois, j’espère qu’on me parlera de la vie, de tout ! Je suis humaine, entière, complexe et je ne me réduis pas à ma sexualité. Alors, on parle de quoi ? 😉

Tu es juste trop conne.

Tu es juste trop conne.

tears of happiness

Si je devais t’écrire une lettre, je commencerai par ceci : “tu es trop conne”. Tu es trop conne de ne pas m’avoir comprise alors que je n’ai fait que mettre à nue devant toi.

Tu savais que je ne voulais pas d’autre meilleure amie après ce qu’il s’était passé mais tu n’as pas compris la place importante que je te donnais. Je faisais encore une fois confiance aux gens après l’uppercut que je m’étais prise quelques mois plutôt.

Je t’ai expliqué au long et en large ma relation avec mon autre meilleure amie non ? Ou peut-être aurais dû-je m’expliquer encore et encore ? Pendant plus d’un an, on a parlé tous les jours.

sim

Elle savait tout de moi : l’ambiance familiale, mes phases dépressives, elle a accepté mon homosexualité, on se soutenait mutuellement. Je crois que tu ne sais pas ce que c’est de perdre quelqu’un alors que la personne est toujours vivante.

Du jour au lendemain, comme ça. De perdre quelqu’un qui était comme ta mère, ta soeur, ta psy. De perdre ton pilier. Je t’ai expliqué pourtant. De l’uppercut que ça avait été pour moi.

Tu savais que l’amitié avait une très grande place pour moi parce que je n’ai jamais pu compter sur ma famille. Se sont mes amies qui m’ont toujours soutenu. Et pourtant, tu n’as pas hésité à m’en foutre plein la gueule.

complicité

A renier mes sentiments. A te comporter comme mon premier amour. En gros, j’étais celle qui avait un problème, celle qui engendrait tous les conflits. Tu n’as rien écouté.

Avant, jamais tu ne te serais permise de m’en foutre plein la gueule, tu aurais compris. Avant, tu m’aurais rassuré, tu ne m’aurais pas dit que mes questionnements engendraient des doutes chez toi.

Parce que tu savais. Tu m’aurais considéré comme personne humaine et sensible, ce que tu n’as plus fait depuis plus d’un mois. Comment tu as osé me dire que tu étais quelqu’un de loyal alors qu’il a fallu d’une grosse dispute et d’un malentendu pour que tu me dises que non, c’était mieux, qu’on soit juste amies ?

mongolfière

FAUT AVOIR BAC + 5 POUR COMPRENDRE QU’ON NE DIT PAS CA A UNE PERSONNE COMME MOI, QUI N’A JAMAIS EU DE FAMILLE ET QUI A VU CHANGER SON PILIER A CAUSE D’UN ÉVÉNEMENT TRAUMATIQUE ? Je te rappelle, que c’est toi en premier lieu qui m’a écrit que j’étais comme ta meilleure amie alors que tu SAVAIS.

Mais oui, après, c’est moi la salope, c’est moi la connasse insensible. Je t’ai expliqué que pour moi, personne n’était remplaçable et que pour moi chaque personne était unique. J’ai choisi de te faire confiance, de te donner cette place particulière dans ma vie malgré toute la merde que j’ai vécu. De te confier mes peurs, mes attentes, de te livrer mes ressentis profonds.

Tu as choisi de ne rien comprendre et de m’en foutre plein la tête. Mais je pensais tout ce que je t’ai dit : tu es quelqu’un qui fuit les conflits et qui s’en va à la moindre contrariété. Quelqu’un qui n’est pas fiable, quelqu’un qui joue les mères sagesses mais qui explose quand le verre déborde.

hope flames

Ne t’ai-je pas assez dit et répété que j’étais là aussi pour les mauvais moments ? Je n’étais pas un punching-ball, c’était tout. Et tu m’as manqué de respect en me parlant comme tu l’as fait alors que tu savais. Que tu SAIS.

Mon regard a changé sur toi et j’espère très vite atteindre le stade où tu ne seras plus qu’un lointain souvenir. Où tu m’indifféras. Où, si, un jour, on m’évoque ton parcours et ta vie, une tendre indifférence vibrera de mon être.

Je t’ai dit comment je fonctionnais, je t’ai dit qui j’étais. Tu n’as juste pas compris que j’étais aussi une personne sensible (d’où mon émotivité) et que oui, parler de mes ressentis et me poser mille questions faisaient parties de moi (mais visiblement avant, ça ne te dérangeait pas, AVANT).

chance

Il est où le temps où tu m’écrivais que tu étais fière de moi ? (Et réciproquement). Il est où le temps où je pouvais te parler de tout et tu me répondais avec bienveillance ? Il est où le temps où tu savais exactement qui j’étais et que tu m’acceptais ?

Puis, t’as juste pas vu les efforts que j’ai fait. T’as juste pas vu que pour une fois, j’ai laissé quelqu’un décider pour moi. Que TU avais les cartes en main et que TU décidais si tu voulais me parler ou non. Personne n’a jamais eu ce privilège. JE décide à chaque fois de ne plus parler aux gens pour me protéger.

chemin

J’ai évidemment ma part de responsabilité concernant l’échec de notre amitié mais contrairement à toi, je n’ai jamais caché qui j’étais.

Je suis pleinement consciente de ce que je suis, de ce que je dégage et des progrès que j’ai encore à faire. En cet instant tu me manques mais bientôt tu ne seras plus rien. Tu fais partie de mon passé, je veux vivre heureuse dans le présent. Et le futur est plein de promesses.

flower

Grâce à toi, j’ai appris que je devais être plus souple avec les gens, grâce à toi j’ai appris qu’on ne connaissait pas les gens en deux ans d’amitié. Grâce à toi, j’ai compris que je devais écouter mon instinct car il m’a dit que tu n’étais pas ce que tu prétendais être avant qu’on devienne amie. Grâce à toi ,j’ai compris que je n’avais pas besoin de meilleure amie pour être bien, heureuse et savoir comment me comporter. Je n’ai pas besoin de guide, je suis mon propre guide, mon propre maître et ma propre lumière. Grâce à toi, j’ai compris aussi que je devais faire plus confiance aux gens. Mais tu n’en fais pas partie parce que depuis un mois, tu as démonté point par point et méticuleusement ce que était les fondements même de notre amitié.

Je suis en manque d’amour et alors ?

Je suis en manque d’amour et alors ?

corps amoureux

J’ai toujours voulu une relation sérieuse aussi loin que remonte mon envie d’être en couple. J’ai 24 ans et je rêve d’avoir une copine qui devienne la femme de ma vie (ce qui se confirme avec le temps, à mon sens).

Je pense que nous avons tous eu cette période où nous avons des couples dans notre entourage qui sont vraiment dans du sérieux et qui avancent, ensemble, dans la vie avec des projets à deux. On remarque leur amour, qui émane, dans chacun de leur geste, on assiste aux projets à deux, à une complicité qui ne fait qu’accroître.

Sans être dans la jalousie, on se compare forcément et on se sent mal parce que, nous, aussi, on voudrait ces projets à deux, cette complicité, mais nous sommes seules. La première chose à faire est, bien évidemment, de ne pas renier cela.

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Oui, j’ai 24 ans, oui ça fait 7 mois que je suis célibataire et oui, j’en ai marre. Oui j’aimerai avoir une partner in life, avancer enfin dans ma vie et fonder petit à petit ma famille comme je l’ai toujours voulu.

MAIS, la vie m’a appris que tout venait au bon moment et que la frustration qu’engendre ma (non-)situation sentimentale devait être transformée en quelque chose de positif. D’abord en se concentrant sur les petits bonheurs du quotidien et surtout en continuant à vivre.

Je parle à des gens et je ne m’imagine rien. Sinon, se serait reporté ma frustration sur eux et quoiqu’on en dise, personne ne doit combler les failles de personne. Je profite des conversations qui me sont données et surtout : je vis ! Et j’ai espoir en l’avenir, tout arrive au bon moment (cf. la loi de l’attraction).