“Si tu l’as vécu comme une agression, c’est que ça en était une”.

“Si tu l’as vécu comme une agression, c’est que ça en était une”.

Attention cet article peut être difficile à lire et parle de sexualité.

C’était mon premier Amour. Je l’aimais. Pire que ça, j’étais sous emprise. Quand on faisait l’amour, elle ne comprenait pas pourquoi je ne jouissais pas. Elle me disait : “tu penses à n’importe qui, mais je veux que tu jouisses”.

Je m’exécutais mais je ne jouissais pas. Jamais. Je me masturbais la plupart du temps après nos rapports car la relation avançait et je ne ressentais rien. Un jour, elle m’a appelé “peine à jouir”. Elle m’a regardé droit dans les yeux et m’a appelé “peine à jouir”.

Un jour, on l’avait fait. J’allais à la salle de bain me brosser les dents et elle m’a prise par derrière par les doigts, en levrette. C’était bon mais… un détail me chiffonne… elle ne m’a jamais demandé mon autorisation. On n’en a jamais parlé. C’était bon… mais je ne pense pas que j’aurai été prête pour ça.

Après nos rapports, j’allais parfois aux toilettes. Elle s’asseyait sur moi et me disait de pisser ou faire caca. Et je lui disais non, je voulais qu’elle parte. Elle insistait mais je ne cédais pas. Je ne faisais rien tant qu’elle ne partait pas.

Un jour, comme je ne mouillais pas ou très peu avec elle, j’ai eu très mal. Super mal au point de rester sur la lunette des toilettes. Elle a mouillé son doigt d’eau froide et me l’a mis sur le clito. Je me souviens m’être figée et avoir pensé “pourquoi elle ne m’a pas donné un gant de toilette ?”. Mais je n’ai rien dit, tétanisée.

Elle a juste mis son doigt, elle ne m’a pas doigter/titillé mais elle ne m’a pas demandé mon autorisation. Mon corps lui appartenait. J’en ai parlé un jour avec une amie et je lui ai dit que non, que ce n’était pas une agression, elle ne m’a pas doigté, elle essayait juste d’être gentille. Mon amie m’a répondu : “arrêtes tu lui cherches des excuses !” “Si tu l’as vécu comme une agression c’est que ça en était une”. Donc ça en était une.

La première fois qu’on a dormi ensemble, ça a dérapé. Je lui ai léché les seins. Je n’étais pas prête à faire l’amour, j’ai fait un blocage dû à mon hirsutisme. Elle n’a rien dit et m’a dit que c’était pas grave mais m’a traité de grosse salope le lundi même car je n’avais pas à la chauffer. En fait elle m’a traité de salope car j’ai osé faire une blague qui allait loin.. Mais elle pouvait me dire “tête de bite”, “gougniafière” sans soucis. Elle pouvait faire mine de m’en foutre une ou de m’étrangler alors qu’elle savait que j’avais été tapée et insultée par mon père.

J’ai été particulièrement humiliée quand elle m’a lavé. Elle n’a rien dit, elle m’a lavé. Je pensais à quelque chose de romantique, se laver mutuellement mais quand je lui ai demandé si elle voulait que je la lave, elle m’a répondu non.

Elle critiquait mon amie, ma façon de m’habiller, mon comportement. Je n’étais jamais assez bien pour elle. JAMAIS.

Lors de mes vacances à Marseille, j’ai mangé une dorade en terrasse seule et j’ai attendu un Connard mal-traité sa copine : “mais pourquoi tu prends des frites ? Pourquoi tu ne prends pas une salade?” “Mais c’est pas comme ça qu’on mange des moules, t’es nulle mais t’es nulle!” Et à la fin du repas, elle lui a demandé si elle avait bien choisi un meuble. Sauf que c’était pas demander un avis d’égal à égale, c’était demandé d’une façon qu’elle était sous-emprise. Genre “est-ce que j’ai bien de choisir ça ou tu ne seras pas content ?” Connard. Mais j’étais en vacances et je n’ai rien dit… Mais ce mec traitait mal sa copine. Connard. J’espère qu’elle ne va pas emménager avec lui. Connard.

L’Histoire que j’ai vécu avec mon premier Amour n’était rien pour ma part, comparé aux faits qu’on me confie. Et vous savez ce qui me fait vomir le plus ? C’est que ça paraît courant, ça paraît courant que des femmes subissent des agressions verbales/sexuelles comme ça. Ça paraît normal. Ça me dégoûte !!!! J’ajouterai pour finir, si vous pensez que vous avez subi une agression, ça en est probablement une. Ne laissez personne définir ce que vous avez subi, vous SEULE savez. Et ça n’est pas de votre faute. Que vous ayez dit non ou pas (l’état de sidération ça existe et quand on est à l’écoute de son partenaire, on sent quand quelque chose ne va pas !!!). Vous êtes pas quelqu’un de sale ou quelqu’un de mauvais. Les agresseurs sont les coupables, pas les victimes.

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Je pars cette semaine en vacances dans le Sud !

Je pars cette semaine en vacances dans le Sud !

Je pense être présente pour répondre aux commentaires mais je doute qu’il y ait des articles et que j’ai le temps de lire les vôtres (enfin quoique…!). Et vous, vous partez ? 🙂 Gros bisous !

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A 24 ans, j’ai pris conscience que je devais être mon propre pilier.

A 24 ans, j’ai pris conscience que je devais être mon propre pilier.

you've changed

Si vous avez regardé les Frères Scott, vous connaissez cette citation : “Je suis le maître de mon destin, le capitaine de mon âme” de Henly et cité par Mandela. Je ne savais pas ce que cela voulait réellement dire avant cette année.

J’ai toujours été une femme indépendante, qui a su se débrouiller seule dès son plus jeune âge. Vous connaissez un peu toutes mon histoire et cette capacité à se débrouiller seule à découler en même temps un manque énorme de confiance en soi.

J’ai eu longtemps besoin de mes amies pour valider mes choix. A chaque fois qu’un problème se présentait à moi, j’exposais la situation et demandait un avis et forcé de constater que je suivais l’avis qui me parlait le plus. Mais j’avais besoin d’être validée par quelqu’un.

parapluie soleil

Je laissais la place de pilier à quelqu’un d’autre. Perdue, peu sûre de moi et ayant peur de commettre une erreur. En fait je faisais porter le poids de la figure parentale à mes amies.

C’est cette année avec l’amitié cassée avec mon ex-BF et la rupture avec ma chérie actuelle qui m’ont fait prendre conscience que je ne pouvais pas laisser les gens décider à ma place, attendre quelque part un Amour que moi seule je devais me donner.

Je peux vous signifier qu’être son propre pilier est de mener sa vie et ses choix seule, se donner de l’Amour, se respecter et s’estimer assez. C’est encore un travail en cours mais je suis totalement dans l’affirmation de soi. Quand êtes-vous devenues votre propre pilier ?

estimer

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Apparemment, je suis hypersensible et empathique, bah, voyons !

Apparemment, je suis hypersensible et empathique, bah, voyons !

basic licorne

Je vous avais écrit il y a quelques temps que j’étais émotive. Vous allez trouver ça curieux mais émotive pour moi signifiait simplement se mettre en colère dès qu’il y a un point sensible de touché et n’était pas un synonyme d’hypersensible.

Les définitions que j’ai lu et relu ne me correspondent absolument pas. Je ne me sens pas sensible aux moindres choses, je n’ai pas spécialement envie de pleurer de joie. Je ne suis pas quelqu’un de compatissante du tout. Et je trouve ça un peu prétentieux et vantard de me qualifier “d’hypersensible”, j’ai l’impression que c’est un peu le nouveau mot à la mode.

Mais j’ai vu avec ma psychologue, qu’apparemment, je l’étais. Et que j’étais également douée d’empathie. En fait c’est comme tout, il n’existe pas un type précis et normé d’hypersensible. Moi, je fais attention à des détails dont tout le monde se fiche. Alors je ne parle de détails vestimentaires ou autre (se serait plutôt le contraire) mais plutôt des détails comme un changement d’écriture par message, une réaction qui ne correspond pas à la parole dite. Je suis plutôt dans l’analyse des réactions.

flower aquarelle

Des choses qui ne paraissent pas graves pour les autres le sont pour moi, voilà pourquoi j’ai fait énormément de ménage dans ma vie cette année.

Et je suis une vraie éponge émotionnelle, j’absorbe les ondes autour de moi. Si vous êtes à forte charge négative, je le serai aussi et si vous êtes très positives, vous allez me donner la pêche.

Je me suis inscrite à un groupe également sur les hypersensibles et j’ai appris justement que l’empathie pouvait être l’absorption des ondes et qu’il fallait que je commence à distinguer ces ondes-là de ce que je suis vraiment.

paysage

L’empathie m’a permis dans une situation de “bloquer” la colère qui montait en moi pour tenter de résoudre une situation conflictuelle et je suis plutôt fière de moi car avant j’aurais pété un plomb. J’ai su me mettre à la place de la personne et c’est plutôt un exploit pour moi.

En discutant avec une personne, j’ai appris également qu’on bloquait aussi ses émotions. Je m’explique, je ne me considère pas comme hypersensible ou empathique car je considère très peu de gens à la base. Je m’apitoie pas sur les gens et je vais même plutôt être insensible quand je constate que la personne est au même point depuis des années.

Mais j’arrive à comprendre des situations du type: cette personne est totalement désaxée et c’est dû à son histoire sans pour autant être dans l’empathie. Je suis aussi quelqu’un d’assez protectrice et ait le sens du détail.

fly

J’apprécie la beauté dans la nature. Je dirai que le premier point pour distinguer si vous êtes hypersensibles ou non, c’est de remarquer si vos réactions sont trop “excessives” ou pas.

On ne guérit pas de l’hypersensibilité ou de l’empathie (et c’est dommage haha) mais on peut apprendre à vivre avec. T’as des hypersensibles dans ton entourage ?

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Vivre avec un pervers narcissique.

Vivre avec un pervers narcissique.

soleil

Je pourrais commencer et terminer cet article par le mot suivant : FUYEZ. Sauf que le pervers narcissique est mon père. L‘homme horreur dans ma vie. Je ne vais pas vous réécrire les nombreux traits qui caractérisent un pervers narcissique mais plutôt comment je gère certaines situations au quotidien.

-Mon géniteur est un gueulard, il ne sait pas s’exprimer sans se mettre en colère. C’est fatiguant car il est incapable de gérer ses émotions sans gueuler, qu’il soit triste, en colère, bouleversé, la réaction est la même, c’est la colère. Je sais que lui-même est incapable de prendre du recul, il a juste besoin d’expulser, de trouver un réceptacle à sa colère. Imaginer que vous entendez ça tous les jours de votre vie. TOUS LES JOURS.

La stratégie de base serait évidemment de se terrer dans sa chambre quand ses épisodes arrivent, c’est-à-dire tout le temps, chaque jour. Le problème qui se pose est évidemment que le gueulard est entendable partout. Mais on invente des stratégies telles que la musique ou la télévision pour se distraire. Avec le temps, ça devient même un bruit de fond.

pied eau

L’erreur que je fais en ce moment est de lui répondre. Parce que j’en ai marre de me taire, marre de ne rien dire. Je lui réponds d’arrêter de gueuler. Ce à quoi il me répond “je fais ce que je veux” ou “je ne gueule pas, je t’explique”. Le pervers narcissique recherche une proie et la première erreur à faire et lui montrer qu’il capte notre attention.

Ensuite, vous essayez d’exposer votre point de vue et vos sentiments du type : “je t’écoute, tu pourrais essayer d’arrêter de gueuler car je viens de me réveiller et ce n’est pas agréable”. Ce à quoi il y a un reniement total de votre émotion et votre être, vous n’existez pas. Donc s’en suit des amabilités du genre : “non mais de toute façon, je pourrais parler à un mur se serait pareil”, “si vous trouvez mieux ailleurs, partez, la porte est grande ouverte.” (et là encore c’est la version soft sans le “ta gueule”, “connasse”).

Donc s’en suit une escalade dans la colère et la fuite quand vous avez exprimé votre ressenti. Vous savez qu’il ne faut pas s’énerver, vous savez qu’il faut ignorer, faire ce qu’il y a à faire dans la pièce et partir mais viens un moment dans votre vie où vous ne voulez plus être emmerdée et reniée donc vous exprimez votre émotion, vous vous affirmez même si ce n’est pas dans la bonne manière.

nuit

-La perversion. La perversion peut revêtir plusieurs formes mais j’ai pu analyser la caractéristique suivante : on est reniée. Mon père, pour me faire chier, m’embête. Ce n’est pas de la taquinerie gentille, c’est de la taquinerie pour me faire partir en vrille. Et si je gueule, ça le fait rire. En clair, je suis son pantin. Plusieurs stratégies s’offrent à soi : la première, effectivement partir en vrille et en profiter pour se défouler en même temps puisque tout ceci a pour but de le faire rire donc autant en profiter et lui dire à quel point c’est un connard.

La deuxième stratégie est de faire du mimétisme, de copier exactement ce qu’il fait et il en sera que plus gêné puisqu’il s’attendait à ce que je gueule. La troisième stratégie et non pas de moindre et de rester calme, stoïque et de lui dire que c’est “bien, t’as raison continue.” Cette technique marche également quand il gueule mais soyons honnêtes, personne ne veut faire de l’éducatif avec ses parents.

fleurs

-L’humiliation. Mon père ne le fait pas avec moi mais le fait avec ma chère mère. J’ai eu néanmoins cela avec mon premier Amour. C’est une remise en question constante de vous-mêmes, RIEN n’est jamais assez bien pour la personne. La façon dont vous parlez, rigolez, réagissez, vous habillez, coiffez.

En fait, c’est vous le problème. Je dirai de manière facile de répondre à ses attaques mais en fait, ça ne cessera jamais : FUYEZ ! Mon père évite de le faire avec moi car il a trouvé la cible parfaite en ma mère alors que moi, j’ai dépassé ce stade et dès qu’il ose, j’ai LA réplique parfaite pour qu’il se taise (mais ne jamais oublier de partir dans une autre pièce).

J’avais commencé cet article quand je me suis aussi prise la tête ce matin avec ma mère. C’est toujours le même schéma : petite déficience, prise de tête, victimisation de ma mère. Ou je parle avec ma mère et elle ne m’écoute pas ou elle a des réactions ou des propos illogiques.

surf

Bref, je termine cet article en vous exprimant mon ras-le-bol et l’envie plus que jamais présente de prendre mon envol pour faire ma vie. L’idée étant de passer à autre chose, d’être heureuse car se sont des situations qui se répètent et n’évoluent en rien.

Et surtout ça ne me fait pas évoluer, ça ne m’apporte rien. Si un conseil à vous donner et si cet article devait vous servir à quelque chose, sachez prendre soin de vous et fuir les personnes toxiques. Amis, familles, connaissances, cercle professionnel : vous ne devez rien à personne à part à vous-mêmes alors agissez et dégagez ses gens. Ça ne fait pas de vous une mauvaise personne, vous n’êtes tenues de ne sauver personne à part vous-mêmes.

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10 souvenirs familiaux vraiment sympas.

10 souvenirs familiaux vraiment sympas.

family

J’en suis à une étape de ma vie où j’ai clairement envie de -excusez-moi l’expression- laisser la merde derrière moi. Il ne s’agit pas ici d’un article réconciliateur, ni d’un article qui signifie “pardonnez à vos parents les violences, après tout c’est votre famille.” Non c’est bien ici un article purement égoïste pour me faire du bien.

1. Quand ma petite sœur et moi étions dans la même chambre, on jouait à la bataille des pieds et on se toquait sur les lits à étage pour savoir si l’une ou l’autre dormait et on se parlait.

2. Les Noël. Avant que nous grandissions et que les Noël deviennent la merdicité incarnée, j’aimais bien les Noël en famille car c’était la seule période de l’année où l’on mangeait tous ensemble. Après l’ouverture des cadeaux, on restait entre frères et sœurs et on profitait de ces cadeaux, on parlait.

poissons

3. Les discussions avec mon frère sur notre balcon commun. Elles ont été peu nombreuses mais on discutait de films, de séries, de choses un peu plus sérieuses comme la famille. J’aimais bien.

4. La solidarité entre nous. Je me souviens qu’en première quand je suis remontée chez moi après mon agression, mon petit frère et ma petite sœur sont venus immédiatement vers moi me demander ce qui n’allait pas. Comme un instinct fraternel de voir la chef de meute affaiblie.

5. Le Quick. J’ai peu de souvenirs mais je me souviens quand j’étais vraiment petite, il y avait un Quick en ville et ma mère m’y amenait souvent pour y manger. Je passais du temps avec elle et j’avais toujours mon jouet. J’étais à ce moment précis vraiment une enfant (même si mes souvenirs sont très flous).

lionceau grr

6. Les jeux. On a eu une période où l’on se réunissait et on jouait ensemble. Pas tous mais on était 4 à jouer (je rappelle que nous sommes beaucoup de frères et sœurs) au Monopoly, Menteur, Président, Tas de merde. Ça finissait presque toujours en bagarre mais au moins on se réunissait et c’était sympa le temps que ça durait.

7. On avait beau se jeter sur la gueule avec mes frères et sœurs, j’ai toujours su que je pouvais leur faire confiance. Il y a toujours eu un accord tacite et solide entre nous que lorsqu’on se confiait des choses, ça restait entre nous. J’ai pu confier très vite à mes frères et sœurs que j’aimais les filles sans que mes parents le sachent.

7a. La réaction de mes deux frères quand je le leur ai dit (lors d’un jeu justement) : ils n’ont pas été choqués que je sois gay. Ils ne m’ont pas fait de reproches. Ils ont été choqués de ne pas avoir su plutôt et m’ont dit : “mais on est tes frères, t’aurais dû nous le dire dès que tu l’as su!” Ma petite sœur aussi m’a dit qu’elle s’en foutait et qu’elle n’avait aucun problème avec ça et ça a semblé normal aux deux dernières.

cygnes

8. Les Nouvels Ans dans ma ville et l’autre ville à côté. Une année sur deux, c’était dans l’une des villes. Mon père nous amenait voir les animations spectacles. Une année c’était de la musique techno et je me souviens avoir danser seule. C’était vraiment super sympa.

9. Je me souviens d’une journée où mon père nous avait amené dans des montagnes et l’où on avait de la luge. J’avais passé mon après-midi à descendre et monter dans la montage faire de la luge. J’ai des photos et apparemment mon frère s’était enfermé dans la voiture, le petit enfoiré 🙂.

10. Mon père tout connard qu’il est, a été là. Maladroitement, connement mais il  a été là. Je me souviens d’un jour qu’il a débarqué dans mon centre aéré en gueulant pour savoir qui m’avait craché dessus et insulté au cinéma. Je me souviens que lors de mon agression en Première, il est descendu à pieds dans les escaliers pendant que je remontais dans l’ascenseur, près à détruire les meufs qui m’avaient tapé. Il a été là quand on est allé à la police et quand on a porté plainte.

6

Il a de suite porté plainte pour diffamation quand mon ex-meilleure de lycée a dit que je tapais et insultait ma mère. Il a gueulé à l’assistante sociale que c’est moi qui m’occupait de mes frères et sœurs quand ma mère était en maison de repos.

Il ne m’a pas lâché quand j’étais en HP, mon dieu ce qu’il était casse-couille, à raconter ses histoires et me faire chier alors que je voulais être tranquille mais il ne m’a pas lâché, il débarquait alors que je lui avais dit que je le recontacterai quand je voudrais qu’il vienne car il savait que je ne le ferai pas.

Mais c’était un instinct animal, il ne pouvait pas être sans nouvelles de son enfant qui avait tenté de se tuer. Il a fait tout de travers à chaque fois, ce mec est clairement une calamité mais il a été là. Il tenait le choc à sa manière contrairement à ma mère qui est fragile comme une merde, même si elle a fait ce qu’elle a pu. D’ailleurs elle-même a eu les bons mots en HP. Elle m’a énormément aidé. Pour une fois. Elle a assuré.

je suis badass

Je ne vais pas vous mentir,  à la fin de cet article, ce qu’il en ressort c’est du gâchis. Gâchis de ne pas être proche de mes frères et sœurs, gâchis de nos enfances brisées. Parce que oui, le but de cet article était d’en ressortir le bon et le positif mais la vérité est que ses points représentent une minorité par rapport aux violences morales et physiques. Ça ne représente rien par rapport aux disputes, aux insultes, aux coups, à toute la violence que je/on subissait. La vérité c’est que mes souvenirs familiaux ne sont qu’une tartine de merde, que dis-je un paquet entier de gâteaux, que j’aimerai oublié.

La vérité entière et crue c’est que je ne peux pas. Parce que la vérité entière et crue c’est que je suis plus proche de deux amies à moi que je ne connais depuis 2 et 3 ans que mes frères et sœurs. Ma soeur a 2 ans de moins que moi. Et on ne se connaît pas et ni l’une ni l’autre ne faisons parties de la vie de chacune. Hier, je lui ai dit qu’elle me manquait mais elle ne m’a pas répondu “moi aussi, tu me manques” car on ne peut pas écrire ça à quelqu’un qui n’a jamais fait vraiment parti de sa vie.

explore

Mon frère cette année a fait son entrée en prépa, une année charnière et importante mais je ne sais rien de sa vie dans sa nouvelle ville. Il n’est pas disserte sur sa vie et vous savez pourquoi ? Parce qu’on n’a jamais communiqué dans cette famille. Chacun fait sa vie comme bon lui semble. J’ai traversé des épreuves dans ma vie au cours de cette année et sans doute que mes frères et sœurs également mais je n’en sais rien.

On ne peut pas changer le passé et ce qui est mais on peut voir le positif dans tout ça : je refuse obstinément d’avoir dans ma vie personnelle des gens qui me tirent vers le bas, je refuse farouchement des relations irrespectueuses, je refuse qu’on me maltraite de quelques manières que se soit. Et surtout, je dis ce que je pense. Et j’emmerde la bienséance et l’hypocrisie.

appart

Je ne suis pas comme la plupart des gens régit par le quatrième commandement qui stimule qu’on doit honorer ses parents et plus largement sa famille : je me suis construite seule et je ne dois rien à personne. Si je n’avais pas un minimum d'(a)plomb dans la tête, je serai à l’heure actuelle en prison car détruite par mon passif familial. Je suis ma propre base solide.

J’ai acquis une capacité énorme à me démerder seule. Je suis indépendante et n’est pas peur de me barrer seule en vacances. D’aller au cinéma seule, de faire du shopping seule, de prendre un café seule. Je suis friande de voyages et découvertes et n’attends sur personne pour faire ce dont j’ai envie. Je fais ma paperasse seule, je gère mon budget, je m’achète avec mon salaire ce dont j’ai besoin.

victory

Quand j’étais au chômage, sans revenue, je me payais seule ma mutuelle et mes affaires que j’avais besoin au quotidien.

Je n’ai pas peur d’aller seule demander de l’aide, un renseignement, quelque chose que je n’ai pas compris aux administrations, à l’administration de mon taf.

Je suis actuellement en train de budgter seule mes meubles pour avoir enfin mon appartement que je vais payer seule. Je jongle en même temps avec mon permis et la voiture que je dois me payer. Tout ceci est en pleine maturation. Vous seriez aussi démerde à 24 piges, vous ?

plage

J’ai appris et j’apprends encore à prendre soin de moi. J’apprends tous les jours qui je suis et je refuse désormais des responsabilités qui ne m’incombent pas, j’ai appris à être une enfoirée avec les gens qui m’ont porté atteintes de quelques manières que se soit, je sais qui sont mes amies et j’ai pris conscience que je n’ai pas besoin d’être beaucoup entourée pour être bien entourée.

En finissant cet article, à ce moment précis, j’en ressors avec la fierté d’être qui je suis malgré mon parcours. Je suis une putain de meuf badass et j’ai pas honte de l’affirmer. Il faut parfois se faire des compliments. Je commence à savoir ma valeur et tout le monde devrait savoir la sienne.

Et vous alors, quels sont vos beaux souvenirs familiaux ? Qu’est-ce que votre famille vous appris ?

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Cette pression sociétale de la vie familiale.

Cette pression sociétale de la vie familiale.

turtle

Rozie m’a inspiré cet article. Contrairement à elle, j’ai toujours voulu des enfants. Enfin un enfant. Mon ex-BF a fait évoluer ma pensée en m’expliquant que le cycle familial n’allait pas nécessairement se répéter.

Donc un enfant et suivant comment ça se passe le deuxième. Je verrai, je ne suis pas pressée contrairement à ce qui me pousse à croire la société. Au travail, une collègue amène son enfant, que dis-je, son bébé. Régulièrement.

Au début, on sourit poliment, on fait mine de s’intéresser quand elle parle de son bébé.

Pardonnez-moi, je vais passer pour un monstre mais toutes les collègues sans exception (âge moyen 40 ans) sont là à s’extasier, moi pas. Son bébé ne me fait pas fondre, je m’en fiche à vrai dire.

lapinou

Il est même plutôt moche son enfant (ouh, je vais aller en enfer).

Hier encore, j’avais un repas entre collègues et l’un des sujets principaux a été les enfants et je ne me suis clairement pas sentie à ma place. J’ai eu l’impression d’être dans un espace qui n’était pas pour moi.

Je suis aux prémisses de ma vie future et elles étaient toutes là à évoquer leur vie avec leurs enfants ou leur vie quotidienne en couple. A parler de choses tellement superficielles comme les accessoires pour bébé ou le quotidien à la maison, ça ne me ressemble tellement pas, je suis du genre à parler de l’essentiel mais pas de choses aussi futiles.

J’en conviens que je ne le vis pas et que sans doute ça ne me passerait pas aussi futiles si j’étais à leur place. Mais tout ceci me gêne horriblement. J’ai l’impression qu’inconsciemment on décide à ma place. Que mon avenir ne m’appartient pas.

enfant

J’avoue aussi que je suis en pleine apprentissage de ma vie professionnelle alors oui entre collègues tu ne vas pas parler de tes problèmes avec ton copain mais plutôt du micro-onde qui fait des siennes.

J’ai conscience également que je suis totalement réfractaire aux enfants. Je pense que mon passif familial m’impacte mais je suis tétanisée à l’idée de m’occuper d’enfants qui ne sont pas les miens. Je pense que la petite fille en moi à encore besoin d’attention… Et soyons réalistes, je ne suis pas prête à endosser cette responsabilité.

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NON, je ne replongerai pas.

NON, je ne replongerai pas.

tournesol

Vendredi après-midi, j’ai fait une crise d’angoisse au travail. Je ne l’ai pas vu venir mais elle était bien là, tapit dans l’ombre. Ça fait déjà quelque temps que je suis stressée mais je sens depuis cette crise que je suis angoissée.

Je ne sais à vrai dire pas pourquoi, la vie familiale est toujours ce qu’elle est mais j’ai connu tellement pire, la vie privée est au top, la vie professionnelle était parfois un peu compliquée mais pas insurmontable, globalement ça va. Je ne sais pas pourquoi je suis angoissée.

Je sais également que je dors très mal, que c’est une catastrophe. Je prends pourtant des médicaments pour dormir aux plantes mais j’attends deux semaines et je vais demander un rendez-vous chez le médecin.

montage bele

Bien que je n’ai aucune envie de reprendre des médicaments chimiques. Est-ce que mon mental digère à sa façon tout ce qu’il s’est passé cette année ? Les ruptures amicales, les rendez-vous manqués, le boulot pas toujours simple ?

J’ai bien conscience que l’angoisse n’est pas une chose anodine mais je refuse de me limiter à ça. NON JE NE REPLONGERAI PAS EN DEPRESSION. Ma vie à changer sur tous les plans : pro, amoureux, spirituellement. Je ne vais pas détruire tout ça.

aérosol

Je vais tâcher de prendre soin de moi, d’écouter mon corps, d’écouter mes limites également mais j’ai décidé que NON, il n’était pas question que je rebascule du côté obscur.

Je refuse d’avoir des pensées noires à nouveau, de retomber dans le cercle vicieux que j’ai longtemps connu. C’est fini et ça ne reviendra pas. JE LE DECIDE. Je poursuivrais le chemin de la joie, de l’amélioration de soi en tâchant de comprendre pourquoi je suis angoissée avec optimisme et en train. Je suis une guerrière bordel de merde. Comment vous avez fait pour lutter contre les angoisses ou le stress ? La bonne soirée à vous.

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Quand tes amies ne semblent pas contentes pour toi.

Quand tes amies ne semblent pas contentes pour toi.

Image de love, couple, and smile

Je suis à nouveau en couple. Elle est revenue. J’en ai évidemment parlé à mes amies qui n’ont pas eu l’air aussi enthousiasmé que moi.

  1. Il faut se dire que c’est normal, ça n’est pas leur couple.
  2. Elles veulent me protéger et vu ma joie, elles ont peur pour moi que je sois à fond et me plante.
  3. L’une m’a dit de bien réfléchir à ce que je voulais faire quand elle a appris qu’elle était revenue mais à ne pas tout foutre en l’air. L’autre a contribué à m’aider à grandir en me disant que je devais être mon propre pilier.

Finalement quand vous avez de vraies amies, vous les connaissez. Il est question de ne pas mal interpréter les réactions des autres. Vos réactions sont différentes de celles de vos amies et c’est normal. Et si vous avez des réactions amicales qui vous dérangent, parlez-en-leur. Les leurs, ne m’ont pas dérangée. La bonne soirée ! 😉 Bienvenue aux deux nouvelles abonnées wordpress ! 🙂

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Ce que vous m’avez appris sur moi-même. Merci !

Ce que vous m’avez appris sur moi-même. Merci !

tout à assembler

Grâce à une lectrice avec qui j’ai parlé pendant des heures, j’ai compris pourquoi le schéma se reproduisait sans cesse. Sans vouloir être disserte là-dessus, grâce à son aide, j’ai compris qu’il fallait que je me recentre sur moi.

Pour écouter la petite fille qui attendait encore l’amour de ses parents, la rassurer, la faire évoluer en femme. La perspective de me donner du temps pour moi, rien pour moi, d’apprendre à m’aimer me met carrément en joie.

Je prends conscience petit à petit des attitudes de gamines que j’ai encore chez mes parents, j’ai compris également ce que voulait me dire mon ex-BF, j’attendais quelque part de trop d’elle je crois, j’attendais une amitié trop forte. Je pense m’être conduite comme une gamine quelque part qui a besoin d’attention et d’amour.

parapluie

Cela dit, cela n’ôte rien à ce qu’il s’est passé avec elle. Et je ne souhaite pas lui parler à nouveau.

Vos commentaires m’ont énormément aidé également, c’est vrai que je mettais une pression inconsciente à mes partenaires et c’est vrai également que je cherchais à combler un manque d’amour. Je n’avais pas perçu tout ça.

Je ne vais pas vous écrire que je souhaite prendre un long temps pour moi, la vie est une sacrée farceuse et je me méfie maintenant des phrases affirmatives. Je vous écris simplement qu’à ce moment précis, où j’écris, là, je décide d’être mon propre centre d’intérêt pour espérer apprendre à m’aimer mieux, m’estimer, pour apaiser enfin cette petite fille, car oui, je vais lui prouver qu’elle n’a besoin que de mon amour. Je serai mon propre pilier.

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