Ce qui rongent…

Ce qui rongent…

Hier, un patient de l’Hôpital de jour discutait avec d’autres patients et il a déclaré qu’il ne se voyait pas travailler à l’ESAT mais qu’il ne se voyait pas travailler en milieu ordinaire.

Je dois dire que je me reconnais un peu en lui car j’ai peur de ne plus avoir les capacités pour travailler en milieu ordinaire. Ma mère a pensé au métier de vendeuse en boulangerie et j’ai vu justement une annonce sur Pôle et en gros ils recherchent quelqu’un en alternance pour faire de la vente en magasin bio et aller en formation.

Mes ressources (CPAM) ne sont pas inépuisables et se serait l’alliance parfaite pour moi ! Mais quelque part, j’ai peur de me vautrer encore une fois, d’être à l’hôpital encore une fois !

Mais j’ai envie que ça bouge! J’ai envie de bosser! Mais en fait ce qui m’arrête c’est de répéter sans cesse les mêmes erreurs. Et on connaît la suite… J’y suis déjà allée trois fois quand même ! C’est énorme ! Tout conseil est le bienvenu.

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Toujours la même chose.

Toujours la même chose.

Je pense que mon principal problème vient du fait qu’avant j’arrivais à avancer seule. J’étais débrouillarde comme nana, intrépide. Je suis partie à 21 ans à la Rochelle toute seule quand même !

Maintenant, je pense qu’il y a de la peur mêlée à une incompréhension… Ne pas savoir quoi faire ni quoi dire, comment agir, ou ne pas agir. Je pense qu’il y a un côté sécurisant à faire du surplace.

Mais j’en ai marre. Je veux avancer ! Je veux partir et changer de ville. Je veux autre chose !!! Je me demande si ça ne fait pas partie de la maladie, d’être autant à la ramasse.

Je ne veux pas qu’on décide pour moi, je ne veux pas faire encore le mauvais choix, je veux un truc qui me corresponde un peu près et qui ne me fera pas péter un plomb. Mais cet article ne sert à rien car je ne sais pas comment agir concrètement sur tout ça.

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Hors-sujet.

Hors-sujet.

Quand j’étais plus jeune et que je demandais quelque chose à ma mère, elle me disait “attends les allocations” ou “je n’ai pas de sous”. Je n’ai pas eu de premiers soutiens-gorges, ma mère m’en a passé.

J’ai eu mes propres brassières mais pas mes propres soutiens-gorges. Quand j’ai demandé à mon père de prendre les allocations pour avoir un studio à Strasbourg, il m’a dit “non tu vas nous faire couler”.

Mon frère a pris un studio à Strasbourg et mon père l’a aidé financièrement. Et croyez-moi, je sais combien gagne mon père en retraite et il n’est absolument pas à plaindre. Enfoiré.

Bref, moi j’ai dû déménager à Mulhouse pour un studio qui correspondait à mes prix. Et on connaît la suite. Pour en revenir au sujet principal, ma mère me donnait régulièrement ses chaussettes, ses pantalons et ses habits que la plupart du temps je refusais.

Cet article avait pour but de vous décrire combien ma vie avait été précaire et combien maintenant j’avais peur de redevenir encore plus précaire mais je viens d’avoir une révélation qui n’en sera pas une pour vous.

Je suis toujours bloquée chez mes parents. Je suis toujours cette ado qui rêve de partir de chez eux. Mentalement, je suis toujours bloquée chez eux. Et ça colle parfaitement avec les borderlines qui sont bloqués à un stade adolescent.

J’ai envie même plus qu’envie de m’en détacher… mais je ne sais pas comment. Si vous avez des spécialistes à me conseiller n’hésitez pas !

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La transmission.

La transmission.

Je suis allée manger chez ma mère avec ma soeur et je dois dire que ma soeur perpétue les traditions familiales. Elle parle mal à ma mère, elle la commande.

Moi, je ne dis plus rien. Ca a trop été mon job pendant longtemps. Quitte à être isolée, j’ai envie de partir. Je ne veux pas de ça. Je ne veux pas un jour que mes enfants assistent à ça.

Nous sommes les cas sociaux des deux côtés de la famille, je ne veux pas qu’on soit les cas sociaux des cas sociaux. Demain je vais manger chez mon père et il y aura ma mère.

Va-t-il bien se comporter avec elle ou va-t-il faire ses blagues insultantes ? Mais ce qui me fait le plus peur dans tout ça, c’est moi. J’ai certaines réactions comme mon père, je m’énerve comme lui.

Je n’ai pas envie de transmettre la peur et le fait de ne jamais savoir comment se comporter à mes enfants. Est-ce que j’aurais la patience de me taire quand il le faudra ? Je veux autre chose que tout ça.

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“Transformer la boue en or.”

“Transformer la boue en or.”

Je n’ai jamais su comment faire de mes années de maltraitance et maintenant de ma maladie, quelque chose de positif. Il y avait bien sûr être éducatrice mais comme dit ma psy, c’était motivé par le fait que je ne voulais pas ressembler à mon père.

Moi je crois surtout que je jouais le rôle que j’avais dans ma famille. La première chose qui me vient à l’esprit pour transformer toute cette boue en or, c’est de me mettre au service des autres.

Il s’est dégagé un métier parmi ceux dont on a parlé… secrétaire médicale ! Et c’est inlassablement la même chose, vais-je réussir à supporter le public ? Ne vais-je pas m’énerver ? Ne vais-je pas faire une rechute ?

Pour moi il est inconcevable de travailler à mi-temps! Se serait un bon compromis mais soyons réalistes, on ne peut pas vivre avec un mi-temps !!! Et puis c’est dérangeant, les professionnels que j’ai autour de moi ne disent pas la même chose.

Certains pensent que ma maladie est passagère et que je vais me stabiliser, d’autres pensent au contraire qu’il faut tabler sur du long terme. Et moi comme d’habitude je ne sais pas ce que je ressens !

Sur le plan des émotions c’est un chouilla plus stable mais parfois j’ai encore envie de me scarifier. Donc ce n’est pas la stabilité rêvée mais bon avec tout ça, je ne sais pas si un jour je serai de nouveau stable ! Ca fait plus d’un an que je vis avec ses pensées.

Je pense qu’en définitif il faut que je prenne soin de moi MAIS le principal problème est que je ne sais pas où se situent mes capacités. Ce que je suis capable de supporter ou non, ce que je suis capable de prendre sur moi ou non. On en revient toujours l’éternelle question : qui je suis ?

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La routine.

La routine.

J’ai l’impression de passer à côté de ma vie. Comme si quelque chose s’était déréglé quand je ne l’avais pas vu. Est-ce après le bac ? Est-ce après ma TS ? Je pense qu’il faut regarder l’instant présent et composer avec ce que l’on a et surtout ce que l’on est.

Mais je pense que d’avoir des parents derrière soi supportifs, aidants, écoutants, ça fait beaucoup. Mes parents sont totalement largués et n’ont jamais pris la peine d’aller aux réunions avec les profs par exemple pour comprendre mais tout ça c’est du passé.

Le problème qui se pose est que je ne sais pas qui je suis. Je le savais à un moment donné de ma vie où j’étais éducatrice et puis j’ai découvert que c’était le rôle que mes parents m’avaient assigné.

Mais comment composer quand toute raison d’être a disparu ? Il y a certaines passions qui sont revenues comme le théâtre… Mais je n’ai plus cette envie depuis longtemps de franchir des Everest.

Je suis bien dans ma petite routine avec mon petit appartement et ma voiture. Pourtant j’aspire à mieux, je veux une maison et une voiture. Je veux encore et toujours changer de ville.

Mais ce qui me manque immanquablement c’est un projet. Quelque chose qui me porte. On est en train de dégoupiller tout ça avec Ditwan. Je pense aussi que les médicaments calment ma personnalité.

Je ne suis plus fonceuse. Le fait d’habiter chez mes parents étaient aussi un sacré bon moteur. Mais je pense que le fond du problème est que je ne sais pas vivre pour moi et faire des choses pour moi. Tu vois où je veux en venir ?

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Ces liens.

Ces liens.

Hier j’étais dans un bar à vins avec un pote et j’ai vu ce qui semblaient être deux mères de famille avec leurs filles. Et j’ai trouvé ça tellement génial ! Je me rends compte que mes parents m’ont façonné comme étant une nana hyper-conventionnelle.

Je n’ai pas pu tisser des liens d’amitié durable qui me permettent de faire des sorties, je ne fais moi-même pas de grandes sorties. Les seules sorties qui nous faisions avec mes parents c’est d’aller au Quick. Et on a fini par arrêter.

Je ne connais pas les sorties en vacances, les vacances elles-mêmes et les restaurants. Les week-ends improvisés ou non, les ballades le dimanche, les repas entre amis.

Je pense que vous ne vous rendez pas compte à quel point c’est difficile de faire quelque chose quand on ne nous l’a jamais appris. Je rajouterai qu’il est aussi difficile d’avoir de l’ambition quand on a connu que les HLM.

On ne se sent pas légitime à avoir autre chose. Moi-même je me mets des barrières, je n’ai pas postulé à des licences pro parce que dans le fond je ne crois pas mériter ma place alors que si ! C’est stupide. Mais il y a une peur mélangée à une appréhension de ne pas faire comme papa-maman.

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Les règles.

Les règles.

J’ai mes regneugneu ! Ca fait au moins 5 ans que ça ne m’était pas arrivé ! Vous imaginez ma joie à cette découverte, oui, je suis encore fertile ! Et puis les jours ont passé…

Et ça fait maintenant 10 jours que j’ai mes règles. Ce n’est pas normal. Les cycles longs sont un caractéristique des ovaires polykystiques. Mais je ne comprends pas… avant mon traitement hormonal, j’avais mes cycles réguliers.

L’androcur et l’estréva bousilleraient-ils mes hormones et tout mon cycle ? J’aimerai bien arrêté tout ça mais je me suis sentie tellement tellement en colère quand j’ai arrêté. Une médecin de l’HP m’a dit que c’était normal, l’absence d’hormones…

Je ne sais pas si je dois ou non arrêter les hormones. J’aimerai naïvement que ça me ramène un cycle normal. JE VEUX DES ENFANTS !!

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Handicap mental.

Handicap mental.

L’assistante sociale de la MPDH m’a dit que j’avais un handicap psychique et ma psy m’a dit que j’avais un handicap. Cette dernière pense que j’ai effectivement un côté borderline, la paranoïa sensitive et un trouble de l’humeur.

Bref, comme toujours dans ma merveilleuse vie, j’ai une combo gagnante ! J’ai clairement du mal à accepter ce terme de handicap. Et vous savez pourquoi ?

Parce qu’on n’en parle pas assez ! Il n’y a pas de campagnes, d’acteurs français qui parlent de maladie mentale. C’est policé, c’est tout beau. Et quelque part, excusez-moi du peu mais ça me semble fou qu’on dise “t’as ça, ça et ça” donc tu es!

Mais si je n’avais rien pourquoi alors j’ai fortement rechuté quand j’étais éducatrice ? J’avais le boulot, l’appartement. Je ne parlais plus à mes parents. J’aimais ma vie. Après je voulais changer, c’est vrai mais j’aurai préféré ne pas avoir de rechutes…

Je crois bien que le handicap psychique c’est que tu n’as aucune prise sur ton mental. Ca fait 2 jours que je me retiens de me scarifier. Joie. Ca fait partie de la maladie…

Je crois que ce qui caractérise le plus mon handicap c’est l’instabilité, psychique, de l’humeur, des émotions. Il m’arrive parfois de m’énerver pour rien pour des choses sans importance.

De ressentir un grand énervement parce que j’interprète mal des choses. La psychologue, les psychiatres, les infirmières, les livres peuvent vous apprendre à maîtriser ça mais clairement quand c’est en vous, c’est compliqué. Voilà ma deuxième caractéristique, l’impulsivité.

Je suis impulsive dans mes réactions et dans mon jugement, ils me font un temps d’arrêt pour me corriger. C’est compliqué…

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Le rendez-vous.

Le rendez-vous.

Aujourd’hui, j’ai eu rendez-vous avec l’assistante sociale de la MPDH. Et je pensais qu’elle allait m’interroger sur ma pathologie et en fait non. Elle me propose un dispositif pour accompagner les personnes avec un handicap à un emploi ou une formation.

Elle m’a confirmé que c’était très difficile pour les personnes handicapées de trouver un emploi. Alors voilà, je suis satisfaite de cet échange mais seulement VOILA j’ai peur de me tromper de dispositif, de ne pas être bien orientée. J’ai peur de me retrouver sans rien. J’ai peur d’être blacklistée dans les entreprises. J’ai dit oui mais je peux encore renoncer.

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