Je déprime.

Je déprime.

J’ai beau me dire que j’ai bien fait de quitter mon travail, je déprime à ne rien faire de mes journées. J’essaye de m’occuper mais l’ennui est là. Mes parents veulent que je garde mon appartement et je ne sais pas du tout comment je vais faire pour m’en sortir avec 600€ par mois.

Je rumine : comment suis-je en arrivée là ? A cause de mon problème psychiatrique. D’ailleurs je recommence à avoir des pensées suicidaires. Sympa les 25 ans. J’ai l’impression que je n’ai de prise sur rien et ça me déprime assez.

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La vie de ma mère vs ma vie

La vie de ma mère vs ma vie

Je ne peux pas dire que ma mère soit malheureuse. Elle est paisible dans son appartement. Ma mère a 50 passés à trouver la sérénité. Ma mère ne ressent aucune rancune vis-à-vis de mon père et les deux s’entendent très bien depuis qu’ils sont séparés.

Mon père a dit à ma mère et à moi que c’était une mauvaise idée de déménager, que ma mère perdrait tout. Comment veut-il diable que je vive avec 600 euros par mois ? Comment les gens font eux, d’ailleurs? Il régente nos vies même s’il n’en fait plus partie.

Forcément mes pensées suicidaires sont revenues, à la moindre contrariété, hop, les revoilà. Je remarque que je n’arrive pas à rester stable debout et que mes bras sont parfois rigides : les médicaments. J’ai l’impression d’avoir assimilé mon milieu social et en même temps je sens que je passe à côté de ma vie.

Mais concrètement comment faire ? Attendre que l’e2c soit fini et partir quand même avec 600 euros à Strasbourg ? J’en ai clairement marre de cette vie, je sais que se sont des épreuves que je dois traverser mais pour quoi au juste ?

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#Parcoursmessedup

#Parcoursmessedup

Si vous ne savez pas en quoi consiste ce hastag, il y a une explication ici. En gros, c’est montré que les parcours post-bac linéaires ne sont pas que la seule voie. Par exemple, après mon baccalauréat littéraire, j’ai fait une année d’arts du spectacle à Strasbourg. Ensuite j’ai fait une première année de licence de lettres modernes à Mulhouse, pour finir par une deuxième année de licence lettres modernes à Besançon.

Ensuite j’ai fait un service civique d’un an à la Rochelle. Après j’ai fait une prépa infirmière avortée. J’ai fait l’école de la seconde chance pour finir par mon contrat avenir. Je vais, si tout se passe bien, réintégrer l’école de la seconde chance.

Honnêtement, j’ai parfois des regrets par rapport à mon parcours même si je dois admettre que ça m’a construit et que pour mon âge, j’ai eu une vie riche. Je crois que le plus important est de garder confiance en ce qui sera et toujours se battre pour soi. Et vous, quel a été votre parcours scolaire ? Qu’en tirez-vous ?

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Administration française mon amour.

Administration française mon amour.

On m’avait fait l’éloge des administrations françaises mais là je dois dire que je suis comblée ! J’attends mes indemnités Pôle Emploi depuis un mois déjà. Et ça a commencé par une demande d’indemnités que je ne pouvais pas faire dans mon espace. J’ai passé une matinée chez Pôle pour faire ça.

Je suis revenue une semaine après car j’ai reçu la version papier de ce que j’avais fait. Et parce que j’avais deux rendez-vous Pôle Emploi pour mon bilan de compétences. Une semaine après on m’annonce que je peux supprimer mes rendez-vous car je change d’agence !

En changeant d’agence, je demande s’ils ont tous les papiers pour ma demande d’indemnités, j’apprends ensuite qu’il manque un papier que j’avais déjà donné. Ensuite, je dis que je n’ai pas de conseiller, on me soutient que si. Je retourne voir ça sur internet et non, je n’ai pas de conseiller attitré.

J’apprends aussi que mon indemnité c’est 57% de mon salaire mais comment font les gens pour vivre ??? Je vais devoir rendre mon appartement. Et vous, quels ont été vos déconvenues avec Pôle Emploi ou d’autres administrations françaises ? Ca bouge du côté de la mission locale, heureusement !

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Déterminisme social.

Déterminisme social.

Mélanie m’a dit dans mon dernier article “tout le monde n’a pas eu tes parents” ou quelque chose du genre et je dois bien admettre que c’est vrai. Ca m’a fait reconsidérer le déterminisme de Zola et j’y crois. J’étais promise à un brillant avenir et me voilà, à ma place, pleine d’envies suicidaires. Cette année devait être l’année du changement, elle l’a été malheureusement. Je ne sais pas ce que je vais devenir.

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En ce moment, je ne suis pas positive.

En ce moment, je ne suis pas positive.

Je n’arrive pas à voir le positif dans ma vie. Pas totalement. Hier, j’étais chez des potes qui ont tout ce que je n’ai pas : travail, couple, voiture. Et je me suis sentie comme une merde et en décalage. Elles voient souvent des potes alors que ma vie sociale se réduit à ma mère.

Le constat à 25 ans n’est pas glorieux. J’aurais eu tous mes cachets, je les aurai avalés. J’ai l’impression d’être retournée 2 ans en arrière. Quelle vie… Après tout ce que j’ai traversé, en arriver là… Go back to depression. Je ne vois pas ce que cette situation m’apprend.

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S’aimer entièrement.

S’aimer entièrement.

J’ai lu l’article d’Emeline qui a été un déclic pour moi. Je dois apprendre à donner de l’amour à mes pensées suicidaires, en clair à m’aimer pour que ça aille mieux. Ce n’est pas simple. Je crois qu’il faut d’abord accepter ses pensées. Accepter que la maladie fait partie de nous. J’ai des troubles psychiatriques. Ces troubles sont une alerte à mon esprit pour signifier que quelque chose ne va pas. Et j’ai compris que je devais être occupée. J’ai essayé d’aller à la SPA aujourd’hui mais je ne l’ai pas trouvé. J’ai regardé ensuite Modern family et j’écris cet article. Je crois que je suis en train d’accepter mes troubles et ça va m’aider à avancer dans la bonne direction.

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Ca ne va pas.

Ca ne va pas.

Je suis différente d’avant. Je suis pleine de mauvaises pensées. Je ne suis plus sereine comme avant, pleine d’optimisme. Aujourd’hui je suis retournée aux urgences. J’y étais déjà mercredi dernier. Etre une guerrière, c’est aussi admettre qu’on a besoin d’aide. Dès demain j’ai une infirmière qui va passer chez moi pour ne pas que je sois tentée de refaire une TS. C’est fou quand même la vie comme elle est. Il y a un an je faisais un travail qui me passionnait et là je dois lutter contre moi-même pour ne pas faire une connerie. Hâte que cette année de malheur se termine.

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Suis-je la seule ?

Suis-je la seule ?

Suis-je la seule à être mal ? A ne pas être heureuse ? Suis-je la seule à me demander quand est-ce que toute cette maladie va s’arrêter ? Suis-je la seule à me souvenir comme j’étais bien il y a un an et comme la maladie me ronge maintenant ? Suis-je la seule à être rongée par des pensées suicidaires ? Suis-je la seule qui ne va pas bien ?

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Vivre avec la maladie.

Vivre avec la maladie.

Ces deux derniers jours ont été éprouvants psychiquement. J’avais de fortes envies suicidaires. L’envie était plus forte que l’idée de rester en vie. Je suis donc allée aux urgences psychiatriques où j’ai été entendue et où des solutions m’ont été proposées dont une; qu’une infirmière à domicile vienne me donner mes médicaments.

C’est compliqué de se dire que je suis malade et qu’il faut que je fasse avec la maladie. J’ai 25 ans et j’ai l’impression de ne pas vivre réellement. Je sais qu’il faut voir le positif mais ça n’a pas été facile de le voir. Heureusement que j’ai dormi chez mon père pendant deux jours.

On devrait dire aux personnes atteintes de soucis psychiatriques de ne pas vivre seule, l’entourage fait beaucoup et permet de ne pas ruminer. Je pense aussi que le travail aide beaucoup à condition qu’il ne soit pas source de stress. J’ai mon rendez-vous pôle emploi dans plus d’un mois !

Ce qui me laisse le temps de ruminer ma reconversion. Je pense à animatrice mais je ne sais pas si psychiquement je suis capable de tenir. Je pense aussi à vendeuse. Parfois je me dis que je ne pourrai pas travailler comme ma maman et qu’il me reste à demander l’invalidité.

J’ai basculé pendant deux jours car penser au travail est une source de stress. Composer avec des nouvelles données dans sa vie n’est pas facile. Le plus simple est de voir un jour par un jour. J’espère quand même pouvoir avoir des enfants et une femme…

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