Dans moins de deux semaines c’est mon anniversaire…

Dans moins de deux semaines c’est mon anniversaire…

Souhaitez-moi de guérir.

Souhaitez-moi de partir à Strasbourg.

Souhaitez-moi de trouver enfin un métier.

Souhaitez-moi d’accepter les gens comme ils sont et d’arrêter de vouloir la perfection.

Souhaitez-moi de ne plus être seule.

Souhaitez-moi d’avoir assez d’argent pour m’acheter du parfum.

Mais surtout souhaitez-moi de guérir pour mener enfin ma vie.

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Doux avenir…

Doux avenir…

Envisager l’avenir… J’essaye de me focaliser sur ça mais c’est difficile… Ma colère est revenue, moins forte et moins froide que ces dernières semaines mais elle m’anime.

J’en veux énormément à ma mère et je fuis tout contact avec elle. C’est bizarre mais je n’en veux pas à mon père. Ma mère aurait pu changer les choses.

Je suis trop tournée vers le passé. Mais j’ai dû mal à envisager l’avenir. L’hôpital de jour mais quel mouroir… enfin c’est tranquille pépère. Trop même. Mais je n’ai pas envie d’y aller. Mon être entier rejette cette institution.

J’ai tellement envie de tout envoyer chier. De dire une bonne fois pour toutes FUCK à cette vie.

Ma soeur l’a fait et elle ne s’en porte pas plus mal. C’est une autre personne mais elle est venue pour les vacances de Noël et elle a décidé de ne plus revenir. En fait, elle a réalisé pour une obscure raison ce que je n’ai jamais pu faire.

Je sais très bien qu’on emporte ses problèmes avec soi mais la vie doit être plus agréable à des milliers de kilomètres de sa famille toxique qu’être imprégnée de celle-ci.

Et puis j’en ai marre d’être celle qui s’empêche de vivre pleinement sa vie. Dans deux semaines j’ai 26 ans et ce n’est certainement pas la vie que je veux avoir. Alors c’est à moi de la changer. En fait, ce qu’il me manque c’est quelqu’un qui me foute un bon coup de pied au cul pour que j’agisse pleinement.

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Et ta vie ?

Et ta vie ?

J’éprouve le besoin de vous écrire. Aujourd’hui avec l’hôpital de jour, on est allé se promener. Et j’ai été déjà en ballade là-bas quand j’étais monitrice-éducatrice.

Et forcément ça m’a fait quelque chose. Je suis triste. Je suis triste d’être de l’autre côté. Rien ne décrira tout ce que j’ai vécu durant mon enfance et mon adolescence. RIEN. Et pourtant j’ai tenu 23 ans.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est floqers.jpg.

Et quelque part je m’en veux. C’est comme si j’avais pris tous les mauvais chemins. C’est comme si j’avais tout raté. Et je ne ressens rien. Mais je déteste ma situation. J’ai envie de pleurer. Il faut penser à se soigner mais pourquoi ?

Pourquoi il y a fallu qu’il y a 3 ans de ça je bascule? Pourquoi n’ai-je pas eu le droit à avoir eu un chemin linéaire ? Vais-je devenir une de ses personnes qui va passer sa vie à l’hôpital psychiatrique ? Et si je n’étais jamais insérée dans la société ? Je n’aime pas ma vie et je ne veux pas de cette vie qui semble m’attendre.

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Seul.

Seul.

Si tu es sur mon facebook, tu as dû remarquer que j’ai mis cette phrase : “si tu penses que tu as une VDM, la plus longue relation saine et constructive que j’ai c’est celle avec ma psy. Et c’est elle qui me l’a fait remarqué.”

C’est un peu caricatural mais c’est entièrement vrai. Et si on se penche sur les relations amoureuses, je dois avouer que je m’identifie totalement à Joe. Je voudrais trouver la femme parfaite, celle avec qui ça pourrait coller.

Alors bien sûr que non, la femme parfaite n’existe pas mais je pense que je dois sans cesse tirer mes exigences vers le bas pour faire exister une relation qui ne durera de toute façon pas.

Je crois sincèrement qu’on peut trouver cette personne qui ne serait pas parfaite avec laquelle ça collera pour nous. Dans mon cas, je trouve tout irrespectueux.

Discuter avec une fille qui pourrait être son ex, être amie avec son ex-plan cul. Draguer des filles alors que tu es en couple. L’une des pires choses que j’ai accepté c’est de faire un dîner avec l’ex de mon premier amour.

Dans le domaine de la connerie, j’ai montré un haut level. J’aimerai pour une fois rencontrer quelqu’un comme moi, quelqu’un qui pense comme moi et qui a la même vision des choses que moi.

Mais plus j’avance dans la vie, plus je pense que ça ne sera pas le cas et qu’au final, la seule personne avec qui l’on peut être vraiment bien, c’est soi-même. Et je trouve cela triste. Mais tu veux savoir, au fond du fond, je ne peux pas abandonner mon idéal comme Joe, sinon que me restera-t-il ?

Même si l’espoir s’amoindrie au fil des expériences de vie… Peut-on vraiment être aimée entièrement, fougueusement, réellement ? L’amour fusion n’est-il qu’une absurdité de plus qu’on nous a fait avalé pour tenir le coup dans la vie ?

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This is not a happy ending. For now.

This is not a happy ending. For now.

Ca ne sera pas un beau texte tout positif et plein de douceur.

C’est terrible, j’ai l’impression que mes envies suicidaires se sont amplifiées depuis que je suis à l’hôpital, comme si c’était un passage pour me détruire. Ou plutôt mes pulsions sont exacerbées car je suis dans un endroit sécurisé.

Je vais essayer de vous décrire comment ça se passe pour vous montrer à quel point ça me bouffe et à quel point ça change une personnalité. Ce matin, très tôt, j’ai pensé à ma vie.

Je me suis dit qu’à 25 ans, je n’avais encore rien accompli. Que j’étais comme ma mère, que j’enchaînais les séjours à l’hôpital, que je ne faisais rien de constructif dans ma vie.

Et qu’en plus de ça, à partir de lundi prochain, j’allais aller à l’hôpital de jour. Comble de l’abattement. Alors qu’avant, j’étais combative, j’ai quand même tenue 23 ans, j’ai eu mon baccalauréat.

Et tout ça pour quoi au final ? Des problèmes psy. J’aurais préféré ne pas être diagnostiquée. De l’alcool. Trois bouteilles. Tout oublier. Alcool.

Musiques pour se détendre. Trois bouteilles. Du rosé, du crémant et de la vodka. J’achète ça au Leclerc, je les bois, je les fais passer avec à manger et je m’endors.

On me retrouve dans le coma et je crève ou pas. Je retourne en HP. Ca vous semble anodin ? Dîtes-vous bien que le scénario tourne en boucle dans ma tête.

Il s’est arrêté quand mon psychiatre m’a promis lundi de me mettre sous lithium. Et depuis trois semaines, c’est tout le temps comme ça, ça va moyen envie d’alcool, ça va sans être l’excitation, ça va moyen, envie de scarification.

Et croyez-moi c’est d’un fatiguant. Je ne suis plus moi, se sont mes humeurs qui conduisent ma journée. Hier par exemple, je n’avais envie de rien alors j’ai visité l’hôpital de jour et je suis rentrée à l’HP dormir. Evidemment je n’ai quasiment pas dormi de la nuit.

Ne croyez pas que j’essaye qu’on me console mais franchement quand je vois ma vie, je pense que je n’aurais pas dû me rater il y a trois ans. Toute cette énergie dépensée jusqu’à mes 18 ans et plus pour survivre à une famille maltraitante et au final pour quoi ?

Pour ressembler à ma mère cette cas sociale. Ma psychologue me dit que ce n’est pas de sa faute si je suis comme ça mais excusez-moi mais si elle avait quitté mon père eh bien peut-être que je serai partie avec plus de chance dans la vie.

Mes cousines, que je ne fréquente pas parce que nous sommes les cas sociaux de la famille, ont une mère (logique), la soeur de ma mère. Ma tante est vendeuse, son mari gendarme, j’ai une cousine gendarme et l’autre sage-femme. Alors excusez-moi mais l’ambiance familiale ça compte. Je suis en colère.

Tout ça n’a aucun sens. A quoi ça sert de se battre si au final, c’est pour avoir des problèmes psy ? Vous savez que le lithium c’est pour les bipo donc ça veut quand même dire que je suis à la frontière.

C’est dégueulasse. Je la veux, moi, ma famille. Je le veux, moi, mon travail. Je ne veux pas aller en hôpital de jour, je ne veux pas me balader, chanter ou je ne sais quoi !

J’ai été de l’autre côté bordel! J’ai été éducatrice!! Franchement, c’est vraiment de la merde, ne foutez jamais les pieds en psychiatrie parce qu’après vous y êtes à vie. Vous savez que les infirmières là-bas m’appelle par mon prénom ?

Il y a un mois, j’arrivais avec ma valise et on m’a spontanément dit : “Bonjour Léonie!”. Si ce n’est pas ignoble. C’est chronophage. Et on s’habitue tellement à cet endroit. A s’occuper comme on peut, à manger à heure fixe, à se retrouver à table pour le petit déjeuner.

On se parle, on se lie un peu mais on fait attention à ne pas franchir une frontière. Parfois on franchit une frontière mais pour ma part je l’ai rarement laissée ouverte.

Je déteste cet endroit, je n’aurais jamais voulu y mettre les pieds. J’aurais dû faire un CAP pour partir de chez moi. J’aurais dû rester à la Rochelle et ne jamais revenir.

Je ne vois vraiment pas pourquoi j’ai vécu tout ça si au final il n’y a pas un happy-end. Si au final je ne retrouve pas un boulot, la femme de ma vie et mes enfants.

Je ne veux pas être une putain d’handicapée (ah bah oui car figurez-vous ma demande de RQTH va être faite, hourrra!) qui fera subir à sa famille ses troubles. Je ne veux pas que mes enfants voient leur maman M à l’hôpital. Si je n’étais pas sous traitement, je crois que j’aurais pleurer toutes les larmes de mon corps.

Quelle putain de pute de chienne de vie! Ah et pitié, ne me dîtes pas qu’il y a pire que moi et que je dois arrêter de me plaindre, ce n’est pas le moment et je risque d’être méchante ! Et cet article n’a pas pour but d’insulter les handicapés, j’ai surkiffé travailler avec eux! Enfin ceux qui me connaissent comprendront, les autres fermer cette page et aller vous faire un thé.

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Un mois.

Un mois.

Ca va bientôt faire un mois que je suis à l’hôpital. C’est déconcertant mais en même temps c’est devenu une routine. TROIS FOIS. Trois fois que je retrouve dans cet endroit à 25 ans à peine.

On m’a diagnostiqué avec des troubles borderline – cyclothymique mais ma psychologue pense que je peux être sensitive-paranoïde. Ce n’est pas le terme exact mais ça s’en rapproche et ne me demander pas ce que ça veut dire j’ai oublié, hormis qu’on projette des trucs sur des gens.

Comme par exemple j’ai souvent l’impression qu’on m’en veut. J’attends impatiemment de sortir, il y a quelques jours à peine, je me voyais déjà tout quitter pour aller à Strasbourg.

Mais c’est redescendu aussi sec. Et si j’étais trop fragile pour y aller ? J’oscille constamment en ce moment entre colère et déprime. Une colère froide, profonde qui me donne envie de tout péter.

Mon psychiatre m’a dit ce matin que je devais faire quelque chose de constructif avec cette colère mais mon dieu quand ça vous dévore de l’intérieur, quand ça vous consume que reste-t-il à faire ?

Et mon avenir me semble tellement incertain. J’aurais bien aimé faire une licence pro communication à Strasbourg mais si je retombais malade avec les cours ? Si mes capacités intellectuelles s’étaient amoindries ? Si ça échouait encore et encore comme depuis mes 18 ans ?

J’ai bien envie de me lancer dans la cuisine en collectivité mais tout le monde me dit que c’est extrêmement dur et qu’il ne faut pas y aller. J’ai songé aussi à partir comme ça et à trouver à Strasbourg un travail alimentaire mais tiendrais-je le coup ?

J’ai l’impression d’être une petite nature, quelque chose de fragile qu’il ne faut pas bousculer. J’ai l’impression d’être entre deux feux et tout ce que je souhaiterai c’est de la stabilité. Et vous, ça va sinon ?

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Le dessin.

Le dessin.

Je me suis scarifiée sur les bras. J’étais précise, j’ai détaché la lame du rasoir et j’ai coupé. Honnêtement ça m’a fait du bien mais ensuite j’ai eu honte. Honte cette rechute.

J’espère qu’il n’y aura pas de traces. Dans ma tête c’était le chaos et en même temps très clair. Trois fois à l’hôpital, les pensées toujours là, il fallait faire quelque chose.

Non ce n’était absolument pas la bonne solution. Avec psychologue on a mis en place quelque chose, dès que j’ai ces envies, je dessine. Mais ça me saoûle tellement de les avoir. Je voudrais qu’on me reprenne dans ces bras et qu’on me dise que ça va passer.

Parce que je suis seule dans mon appartement et j’ai envie d’alcool. L’idée n’est pas aussi fort que pour les scarifications… mais j’ai ouvert une porte sur la scarification, l’alcool et les médicaments. Je m’en veux terriblement. J’ai dû être forte comme ses trois dernières années.

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Scarification and cie.

Scarification and cie.

Ce qui est chiant quand tu prends des médicaments, c’est que tu ne ressens plus de positif ou négatif. Tu es indifférent. Moi qui avait l’habitude de ressentir tout intensément, je suis à présent petit à petit neutre. C’est une drôle de sensation car tu/je n’ai pas envie d’être neutre, j’aime être dans l’extrême, je ne supporte pas les choses tièdes. Mais mais, il y a certaines pensées/pulsions qui attendent que je baisse ma garde, que je me laisse aller pour faire ce que certaines personnes savent déjà. Alors comment faire quand tu veux rester toi-même alors que tu ne peux pas, parce que ton toi-même malgré ses bonnes facettes (le bon et le mal, faire ce qui est juste) a cette maladie qui veut que tu te fasses du mal ?



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Moi, malade ?

Moi, malade ?

Je suis allée voir Glass au cinéma que je vous conseille pour l’interprétation de James McAvoy qui est génial ! Je ne sais pas si vous croyez en cette théorie mais je pense que je pourrais basculer.

J’ai eu très envie au cinéma d’avoir une bouteille d’alcool et de la boire. Je ne suis pas alcool mais l’envie forte était là, heureusement que j’étais au cinéma.

C’était une pulsion. Et qu’est-ce que ça me fait chier sérieusement. Quelque part, j’aurais préféré ne pas savoir que je suis malade, j’ai l’impression que ça a dit à mon subconscient “mais lâche-toi!”.

J’ai l’impression d’être une droguée qui n’a pas le droit à sa dose pour se soulager. Le pire dans tout ça, c’est que je me suis scarifiée deux fois dans ma vie et j’ai bu deux fois dans la vie de l’alcool dans le but de me détruire.

Je n’y suis pas une adepte du tout mais c’est dans ma tête! Et je sais que si je cède, je suis foutue. Rappelez-vous de cet article. Sauf que la conclusion n’est plus la même, les pensées sont belles et bien présentes, attendant que je baisse ma garde pour me pousser à l’irréparable.

Mon remède pour l’instant est la musique. Et comme tatouée sur mon bras “carpe diem”. Un jour à la fois. Petit pas par petit pas. Je dois vous avouer que je me suis toujours sentie différente très petite.

J’ai peur que la maladie évolue car je ne l’ai jamais dit à personne mais quand j’étais petite, j’entendais des voix. La nuit. Des murmures. Qui m’empêchaient de dormir. Je ne supportais pas de dormir seule. J’avais peur. Les voix me suivaient dans le couloir.

C’était toujours la nuit. Et quand j’ai grandi les voix se sont tus. Et puis, je me souviens avoir demandé au diable de rentrer en moi parce que j’en avais marre de pleurer parce que mon père m’insultait et je voulais être forte.

Je me souviens que c’était dans le couloir, dans le noir, et j’ai senti une force chaude rentrée en moi. Alors, pas tarée la meuf ? Et si c’était un début de schizophrénie ? Mais pourquoi les symptômes auraient disparu ? Je crois que je suis en train de réaliser que c’est en moi depuis longtemps.

La vie, c’est vraiment de la merde parfois. Je voudrais que quelqu’un me sert dans ses bras et qu’ils me disent que la maladie va disparaître et que tout cela va passer. En fait, c’est un putain de cercle vicieux depuis qu’on m’a déclaré malade ma vie ne tourne plus qu’autour de ça.

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Envisager l’avenir.

Envisager l’avenir.

Je suis rentrée pour ce week-end et je dois dire que je suis fatiguée. Je me réveille tous les jours à 5h et c’est épuisant. J’ai vraiment dû mal à me dire que je suis malade.

Beaucoup d’avis divergent, mes potes à l’extérieur me disent que les médicaments c’est de la merde et ce n’est pas la solution. Je ne sais pas quoi penser parce que les médicaments m’ont permis, je pense, de ne pas faire une rechute mais en même temps les symptômes sont là.

Hier matin j’étais tellement en colère. J’avais même dans l’idée d’aller au Leclerc, prendre des médicaments et allez tous vous faire foutre. J’aimerai m’installer au plus vite à Strasbourg afin de faire une licence pro communication mais à la fois, j’ai peur.

Peur de ne pas avoir le suivi que j’ai où la vie où j’habite, peur de rechuter, peur d’être seule. Mais en même temps, j’ai toujours voulu retourner à Strasbourg. Le dilemme est là. Comment faire quand on est malade ?

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