Ces personnes-là.

Ces personnes-là.

Hier, en prenant le bus pour rentrer chez moi, j’ai croisé une maman et son enfant. L’enfant me faisait des grimaces en imitant sa maman. Et j’ai tout de suite senti que cette maman avait une bonne aura. Elle fait partie de ses personnes qui vous détendent et vous fait sourire en un rien de temps.

Je n’ai croisé que deux autres personnes comme ça dans ma vie. Mon ex-meilleure amie, avec elle, je me sentais apaisée, elle dégageait de bonnes ondes et une élève de terminale qui était avec moi et que était vraiment une crème.

J’adorerai avoir quelqu’un dans ma vie comme ça à nouveau, quelqu’un qui me remonte quand tout va mal, quelqu’un qui me fait sentir bien. Partager des moments avec ce genre de personnes est toujours très enrichissant et vecteur de bien-être. Avez-vous ce genre de personnes dans votre vie ?

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Le cercle.

Le cercle.

Ça devient de plus en plus compliqué de faire avec mes pensées suicidaires. Elles sont là, tapis dans l’ombre ou dans la lumière ce qui est vraiment plus compliqué. Mes pensées oscillent entre “je veux crever” et “avaler des médicaments”.

Je suis en colère contre tout ça. J’ai vécu ma vie tout ça pour en arriver là ?! J’ai l’impression d’être dans un cercle irréversible de merde. Je ne pensais pas que ma sortie de l’hôpital serait si dur. Je pensais naïvement que ça se déroulerait comme la fois précédente : je n’aurai plus de pensées suicidaires.

Je me demande ce que je vais bien pouvoir devenir. Je vois ma mère et elle est heureuse. Elle n’en veut pas à mon père et demain elle repart en hôpital psychiatrique. Est-ce que je suis vouée à entrer dans ce cercle-là ? L’année dernière a la même période, j’avais un travail, je parlais avec celle qui allait devenir ma copine et ça allait plutôt bien.

J’espère que je pourrais dire l’année prochaine, à cette période, j’ai un travail et le permis. Moi-même je n’y crois plus. Mon destin c’était accomplir de grandes choses et ne pas être dans cette médiocrité ambiante. Comment créer soi-même une once de bien-être quand le mental ne suit plus ? Comment être pleinement dans la vie alors que la mort semble être une échappatoire bien accueillante ?

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La vie

La vie

J’ai encore eu des pensées suicidaires. Tout le monde autour de moi semble heureux, il n’y a que moi qui végète. Je n’aime pas être de l’autre côté : du côté des paumés de la vie.

J’ai eu des hallucinations : par trois fois, j’ai cru voir des gens sortir des bus et il n’en était rien. J’ai vu aussi dans un calendrier “Emilie” au lieu d’ “Estelle”. C’était suffisamment préoccupant pour que j’en parle à mon psychiatre mais lui ne juge pas ça préoccupant et me dit que c’est normal.

J’attends mercredi pour en parler avec ma psychologue. Suis-je en train de devenir schizophrène ?

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Je n’ai pas d’amis.

Je n’ai pas d’amis.

Aujourd’hui et ce pour deux jours supplémentaires, il y a un festival gratuit dans ma ville. J’y suis allée en début d’après-midi avec ma mère et une copine à elle et je dois dire que je ne me suis pas spécialement ennuyée mais pas amusée non plus.

Je n’ai pas d’amis pour aller à ce festival. La personne avec qui j’y allais avant, n’y vas pas cette année. Je suis lassée de ça, lassée de n’avoir personne. Lassée d’être avec ma mère tout le temps et de ne pas vivre les expériences que devraient vivre une fille de mon âge.

Tout cela me mets en colère et me donne envie de partir, de m’expatrier, de vivre ailleurs et tout recommencer. Mais je patiente le temps de faire ma formation. Je veux m’en sortir, je veux vivre putain !

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L’entretien.

L’entretien.

Aujourd’hui j’ai passé un entretien pour être téléconseillère et je dois dire que j’ai plutôt été déstabilisée par le manager. Il ne m’a pas déstabilisé mais ses attaques m’ont déstabilisé dans ma tête. Il m’a dit aussi que c’était très stressant comme métier et je dois dire que j’ai eu envie de prendre mes jambes à mon coup car non, je ne me vois pas faire ça.

J’ai aussi ressenti une sensation de “mal-être” caractéristique des troubles psychiques. Tout était flou, c’est une sensation bizarre. J’étais angoissée. Du coup, je me repose des questions sur ma capacité ou non à travailler dans un espace normal. Dois-je me faire reconnaître travailleuse handicapée?

Le monde du travail me convient-il vraiment ? J’aimerai sincèrement dire oui et je planche toujours sur mon idée de comptable mais je ne me laisse aucune porte fermée.

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Alors, on fait quoi maintenant ?

Alors, on fait quoi maintenant ?

Je suis allée à un forum de l’alternance et j’ai appris qu’il n’y avait pas de formation afpa en compta ou plutôt qu’elle était auto-financée dans ma région… mais bien sûr ! Il reste le Greta vers chez moi et j’ai appris que la formation était dans le trou-du-cul du monde/dans une ville à côté.

Il y a bien un centre de formation…Il faut que vous sachiez que ma ville a un vivier plutôt industriel. Alors je fais quoi ? Je suis ma conseillère de l’E2C qui me dit que je dois devenir agent de production ou agent de logistique ? Je ne suis même pas désabusée, ça me prouve juste que ce n’est peut-être pas ma voie…

Le problème est que je vous écris comptable mais je n’ai pas de réelles grandes motivations comme j’en avais pour éducateur. Après il faut que je teste ce métier et j’espère qu’il me plaira ! Je dois peut-être passer un test pour savoir mon orientation également… Je tâtonne mais j’avance !

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Le travail.

Le travail.

J’ai commencé la garantie jeunes et ça fait du bien d’être mobilisée sur quelque chose. J’attends beaucoup de cela et j’espère entreprendre en septembre une formation comptable. On trouve de tout dans ce dispositif : on est deux à se ressembler et les autres n’ont pas ou peu de diplômes.

On ne peut pas dire que j’ai fait des connaissances mais je suis contente de faire quelque chose. Pour l’instant, on est dans des ateliers. Par exemple cette après-midi, j’ai fait un atelier budget où l’on parlait du budget, des lois etc…  On a 4 semaines d’atelier. Ensuite se sont les stages. J’espère vraiment que les stages vont se concrétiser sur quelque chose. Je suis tellement impatiente de retravailler, d’avoir des horaires comme tout le monde.

Je me sens vide sans travail. Je sais que j’ai pris la bonne décision et je sais que je devais partir mais je sais également que travailler me fait du bien. Cela fait penser à rien, on n’a pas trop le temps de cogiter. Souhaitez-moi d’entrer en formation en septembre !

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Alors, t’as un blog?

Alors, t’as un blog?

Ça fait quand même drôle de se dire que des gens que tu ne connais pas, que tu ne rencontreras probablement pas, se connecte à ton blog pour te lire. De se dire qu’il y a des gens abonnés qui te lisent. Je compartimente ma vie et j’ai peu dit que j’avais un blog.

J’ai même déjà feint le fait que les blogs étaient dépassés. Mon vrai prénom c’est ***. Voilà, j’avais envie de le dire. Je l’effacerai probablement demain matin. Appelez-moi toujours Léonie mais derrière Léonie, il y a moi, ***. Parfois, ça manque de réel. A tel point que je sens que la blogosphère tourne au ralenti depuis quelques temps déjà.

Se serait bien de se retrouver pour parler autour d’un café ou d’un thé. Je manque de ça, de contacts réels. Pour être honnête avec vous, je suis le stéréotype de la nana qui traîne avec sa maman pour passer le temps. J’ai prévu de reprendre le théâtre à la rentrée pour tenter de palier à ça.

Est-ce qu’il n’y a que moi qui n’a pas trop de vie ? J’ai pris conscience il y a un moment que je suis aussi comme ça car mon père interdisait qu’on vienne chez nous. Personne ne venait et ça n’aide pas à se faire des amies de longues dates. Je m’ennuie et je trouve les jours bien longs même si je me suis remise à la lecture, je n’arrive à rien faire au crochet. J’avais juste envie d’écrire même si ce n’est pas spécialement intéressant.

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Un peu d’optimisme.

Un peu d’optimisme.

Je suis bien à ce moment précis et je pense que ce n’est pas souvent que je l’évoque donc je vous le dis : je suis bien. Demain j’ai la garantie jeunes et je suis bien contente, ça fait quand même 4 mois que je suis inactive. Je me pose toujours la question de ce que je dois faire comme métier, choisir quelque chose comme agent de fabrication ou agent de logistique ou viser plus haut comme comptable ou vendeuse.

En ce moment, je pense souvent à mes années universitaires et combien j’aimais la culture. Je suis allée au théâtre, à l’opéra comme jamais à Strasbourg (avec les tarifs étudiants c’est top!). Quand j’étais au lycée, je lisais Télérama, je lisais le journal et j’adorais ça. Je bouillonnais dans la culture.

Qu’est-ce qu’il s’est passé depuis ?! La vie, la décompensation, la dépression. Mon moi d’avant me manque car j’étais plus vive. Je dois faire avec mon moi actuel et je crois que je dois encore m’accepter. Me dire que rien n’est perdu, que chaque jour est à construire.

La naïveté étudiante a fait place aux besoins de travailler, de faire quelque chose de ma vie. C’est facile à dire mais je referai les choses différemment. Je me demande pourquoi je n’ai jamais pensé à faire un BTS en initiale. Ça pue l’auto-sabotage.

Ma psy m’a fait faire un arbre généalogique et on a remarqué que toutes les femmes n’avaient pas eu des vies faciles. Suis-je en train de reproduire un schéma qui me dépasse ? Pourtant ma mère est heureuse, elle a la 50taine bien portante. Je la vois épanouie. La résilience se ferait-elle plus tard pour moi aussi ?

Je suis actuellement en train de faire un travail sur le pardon, me pardonner à moi-même d’avoir échoué. Me pardonner de m’avoir abandonné. Heureusement, l’espoir est là. Il guette et n’attend que moi pour se déployer.

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La lutte.

La lutte.

Je lutte contre mon envie de prendre des médicaments. Heureusement que j’ai la garantie jeunes sinon je ne sais pas comment je ferai. Je ne sais pas ce qui cloche dans mon cerveau pour avoir ses envies-là. Je suis en constante lutte contre moi-même et c’est agaçant. J’aimerai aller mieux. J’aimerai pouvoir passer une journée sans penser à ses envies-là. Est-ce qu’elles disparaîtront un jour? Est-ce que je serai un jour tranquille ? Ma psychologue m’a dit qu’il fallait que je m’occupe : une marche, faire le ménage. Tout ne marche pas. J’ai l’impression d’être sur le bord d’un précipice et à moi de choisir quelle voie je souhaite prendre.

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